Le tressage de bambou vient d'un chantier en cours, que je présenterai bientôt en images ! Patience...






















On ne sait pas ce que sera le futur, mais nous pouvons tous parfois avoir un sentiment positif ou négatif concernant ce qui nous attend, à échelle personnelle ou globale. Je ne suis pas particulièrement optimiste pour cette année 2010, et pour la suite. Il me semble que nous vivons tous en ce moment une crise globale profonde, dont la plus grande part est invisible, intérieure à l'être humain. Je ne compte plus les gens qui sont remués intérieurement en ce moment. Certains choisissent de se couper de l'actualité, trop souvent déprimante. Je fais partie de ceux qui suivent l'actualité, essaient de la comprendre, et en même temps, s'appliquent à ne pas se laisser affecter négativement.
Le monde est franchement devenu un beau bordel, chaque jour plus peuplé, pollué et consumé par la folie de la croissance. Pourtant, en se renseignant bien, on peut apprendre que dans le même temps, des processus de paix avancent, des pratiques écologiques se développent et se popularisent, que des solidarités durables rétablissent du lien entre des gens là où on y croyait plus...
Le positif semble avancer autant que le négatif. Le Yin et le Yang, précisément.
Ceci dit, nous sommes des humains, avec nos limites, nos sentiments, nos ressentis, et il nous arrive parfois de ne plus croire en l'avenir, de ne voir que de l'obscurité, et se retrouver submergé par la peur, le désespoir, la perte de foi en la Vie... Ces passages peuvent durer des mois.
Ce qui se produit dans ces moments difficiles, c'est un assombrissement intérieur.
La bonne nouvelle, c'est que la solution se trouve aussi à l'intérieur.
A chaque instant, nous avons la possibilité - et surtout le pouvoir - de révolutionner notre état intérieur. Quand le monde semble nous épuiser par sa violence, sa vitesse ou son absurdité, il y a toujours en nous, à l'intérieur, l'espace libre et tranquille pour retrouver confiance et énergie.
On appelle cela la Conscience. C'est surpuissant, et nous y avons accès à chaque instant, si nous le voulons.
Dans la société d'aujourd'hui, nous pouvons tous parfois nous sentir obligés de reconnaissance sociale, obligés de performance dans la compétition professionnelle, la course contre le temps, ou bien se sentir inutile, inintéressant, etc.
Nous pouvons à tout instant nous délester de cette pression, de ces sentiments aliénants.
Pourquoi naissons-nous sur Terre ? Pour réussir une compétition ? Je ne le crois pas.
Je ne crois pas que la Vie attende de nous quelque performance. Je crois que l'essentiel est d'être bon, à soi et aux autres, souvent par des gestes très simples. Et cela ne demande ni diplôme, ni argent, ni gesticulation particulière. Tout se passe à l'intérieur de nous.
Le monde, de plus en plus agité et complexe, semble avoir besoin de notre tranquillité intérieure à tous, de notre Conscience individuelle, racine de l'arbre de la Conscience collective.
Il n'est pas nécessaire de soulever des montagnes pour rendre ce monde meilleur. En s'aimant soi-même et en étant bienveillant envers son entourage, nous faisons déjà de ce jour un jour qui vaut le coup d'être vécu. Et chaque jour que le soleil se lève, ce potentiel est là, à l'intérieur.
Bref, pour moi, changer le monde n'est plus synonyme d'agitation, mais de paix intérieure.
Et je crois que la Conscience que nous atteignons ainsi, nous conduit ensuite à l'action juste.
Je suis un grand amateur de documentaires, et ces derniers fleurissent ces dernières années, sur des sujets passionnants et rarement abordés dans les médias. Certains sont sortis discrètement au cinéma, d'autres directement à la TV ou en DVD, mais en cherchant bien, il y a moyen de se procurer même les plus rares.
Les Casseurs de Pub nous ont sorti quelques idées visuelles franchement fameuses, notamment cette affiche de propagande détournée, résumant bien l'esprit du "greenwashing", écologie de façade, pratiquée intensivement par moultes entreprises aujourd'hui.
Sur le mont Paranal, dans le désert d'Atacama (nord du Chili), se situe un observatoire astronomique géré par l'ESO (European Southern Observatory). Ils y prennent des clichés plutôt good.
Dans une chouette conférence de Philippe Desbrosses, vue sur cette page, j'ai découvert une importante innovation pour la culture du riz. Cette technique, nommée SRI (Système de Riziculture Intensive) est un peu née par hasard en 1983, et est en train de se développer fortement à Madagascar et ailleurs dans le monde.
« La voix de l'ego dérange continuellement l'état naturel de bien-être du corps. Presque tous les corps humains subissent une grand quantité de stress et de fatigue. Pas parce qu'ils sont menacés par des facteurs extérieurs, mais à cause du mental. »
Ce soir, voici quelques peintures d'une chouette dame partie trop tôt, à l'âge de 55 ans. Susan Sedon Boulet, qui vivait à San Francisco, la ville des artistes, laisse derrière elle une œuvre pleine de chaleur et de couleurs, influencée en profondeur par la Nature, et surtout par le monde animal et le lien sacré que nous avons avec lui. Elle a beaucoup peint la mythologie des indiens d'Amérique du Nord et l'univers chamanique.





Cette semaine à l'Ecole d'archi de Grenoble a eu lieu une belle conférence d'Anna Heringer, jeune architecte allemande travaillant au Bangladesh auprès du peuple et de la terre. Habituée depuis plusieurs années -à travers une série de voyages- au contexte de ce pays et des problématiques en milieu rural (économie locale, environnement, habitat, éducation...), elle a dédié ces dernières années à aider le développement de la localité de Rudrapur.








Et voilà, c'est fini...





