Cali, comme sont nom l'indique, est très "caliente". Température supérieure a toutes les autres villes que j'ai visité, et les premiers moustiques de mon voyage... Ville reputée a la fois pour la salsa et la corruption ! Paradoxalement, l'argent sale de la mafia a servi à bon nombre de développements urbains modernes. Bonne surprise, j'ai découvert que c'est aussi une ville de grands et superbes arbres a canopée, partout dans les rues, et protegés activement par des mouvements étudiants lorsque des projets urbains menacent de les abattre.
Sejour "caleño" excellent chez des amis, qui m'ont également invités un week-end dans leur ferme, en pleine campagne "cafetera". Finca typique, avec des pentes très fortes ou pousse facilement le café, le platano, et du bambou Guadua à volonté. La campagne colombienne est luxuriante, et très photogénique. Sur la route vers la finca, un beau péage en Guadua, par le jeune architecte bogotano Simon Hosie (dont je reparlerai prochainement).
Et enfin, me revoilà à Armenia, ville ou j'ai désormais bon nombre de contacts, et ville super active concernant la Guadua, sa ressource locale chérie. De mardi a vendredi soir, c'etait donc l'heure du Congrès International de la Guadua, autres bambous et fibres naturelles, Plus de 600 personnes sont venues assister a ce rassemblement et a son excellent programme de conferences (spécialistes venant de Colombie, d'Equateur, du Mexique, de Chine, d'Inde, des USA, d'Italie, d'Allemagne...). J'y ai pris contact avec un responsable indou de l'INBAR, réseau mondial du bambou, ideal pour developper le bambou dans de futurs projets d'Architectes Sans Frontieres. J'ajoute en photo une vue de l'Université Gran Colombia d'Armenia, reconstruite en Guadua suite au séisme de 1999, qui a nettement demontré la superiorité antisimique du bambou sur la brique et le beton.
Aujourd'hui samedi, je quitte Armenia pour Bogota, et mardi, ce sera l'heure de rentrer...







