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vendredi 12 octobre 2012

Des documentaires pour savoir et comprendre - 08

L'article leitmotiv sur ce blog, c'est ma sélection de documentaires dénichés sur le web. Cette fois-ci, un peu d'environnemental (la forêts amazonienne, les montagnes de déchets, les grands barrages...), un peu de politique (Chine, Colombie et Chili), beaucoup de social (Sierra Leone, Inde, Canada, Mexique, Nicaragua...) et une recherche de sens dans le système économique (remise en question de la pensée "PIB" et réflexion concrète sur le concept de "revenu de base").
Ci-dessous, descriptifs et liens vers site officiels, bande-annonces voire même film complet dans certains cas.
Cliquez ici pour revoir toutes les sélections documentaires d'un coup.

-Facing Animals (2012) - Exploration de la relation parfois si étrange entre l'humain et l'animal, et de la question : pourquoi prenons-nous soin et humanisons certains animaux tandis que nous en ignorons tant d'autres dans les élevages destinés à la consommation ?
-Les Moissons du Futur (2012) - Après son célèbre "Le monde selon Monsanto", la journaliste Marie-Monique Robin revient sur le terrain de l'agriculture avec ce film sur la pertinence de l'agroécologie comme solution pour nourrir le monde.
-Bitter Seeds (2011) - La pression insupportable de l'industrie semencière et des OGM en Inde, où les paysans se suicident les uns après les autres.
-Apaporis (2010) - Film colombien sur les pas du botaniste Richard Evans Schultes au cœur de l'Amazonie, à la rencontre du peuple qui connaît la forêt.
-Land (2010) - Le néo-colonialisme au Nicaragua à travers l'exemple d'un complexe touristique nord-américain implanté au dépend des locaux.
-Patagonia Rising (2011) - Inquiétudes dans les vallées de Patagonie autour d'un vaste projet hydroélectrique : 5 grands barrages prévus sur les fleuves Baker et Pascua.
-Trashed (2012) - Documentaire sur les déchets de la civilisation, avec le cas démesuré des USA.
-L'or des autres (2011)
L'impact humain et environnemental de l'implantation de la plus grosse mine d'or à ciel ouvert au Canada dans le village de Malartic en Abitibi.
-Le revenu de base (2011) - Excellent film-essai (à voir ici) analysant en détail la pertinence du concept de "revenu de base", revenu dont chaque citoyen bénéficierait de façon inconditionnelle. Pour reprendre les termes de l'entrepreneur Götz Werner : "...se dire : j'ai un revenu pour pouvoir travailler, et non pas "je travaille pour avoir un revenu"."
-Indices (2010) - Ce documentaire français démontre les lacunes et les aberrations de la mesure de la richesse des nations par leur PIB.
-Abendland (2012) - L'Europe, la nuit. Un documentaire concept par le réalisateur de "Notre pain quotidien", filmant de nouveau un aspect notre réalité sans commenter et sans musique. Puissant.
-Ai Weiwei - Never Sorry (2012) - Portrait de l'artiste chinois engagé et insolent Ai Weiwei.
-Salvador Allende (2004) - L'histoire de Allende, président chilien déchu et tué lors du coup d'état de Pinochet en 1973 et devenu depuis une icône de l'espoir démocratique en Amérique du Sud.
-Impunity (2012) - À l'heure où la Colombie va vers l'apaisement, ce film est un cri d'appel à la justice pour les victimes de la violence entre guérilla, armée et paramilitaires, un manifeste pour dire non à l'impunité pour les responsables de tous ces crimes.
-En El Hoyo (2006) - Vies croisées d'ouvriers et de passants sur le chantier d'un pont du périphérique de Mexico. Un portrait du Mexique invisible.
-Fambul Tok (2012) - Le pouvoir du pardon en Sierra Leone, pour réconcilier agresseurs et victimes comme une seule et même famille.

mardi 31 juillet 2012

Le Mexique en marche pour la justice

Ci-contre, voici un poster géant que j'ai réalisé pour montrer l’échelle impressionnante des manifestations qui ont lieu en ce moment au Mexique.
Vous pouvez VOIR CE POSTER EN HAUTE DÉFINITION et aussi le voir en espagnol et en anglais.


Voici ce que je peux expliquer sur la situation au Mexique :

Le 1e juillet 2012 ont eu lieu les élections présidentielles du Mexique. Alors que le décompte des résultats n'était même pas terminé, le gagnant Enrique Peña Nieto, mis excessivement en avant par les grands médias nationaux depuis des mois, recevait déjà par téléphone les félicitations empressées des présidents du monde, notamment Obama et Hollande.

Le problème, c'est que ce monsieur Peña Nieto (surnommé le "Justin Bieber de la politique" pour son air de jeune playboy destiné à charmer le public) a été élu grâce à une vaste fraude perpétrée par son parti le P.R.I. (Parti Révolutionnaire Institutionnel), parti qui cherche a récupérer les rênes du pays après les avoir perdus pour les 2 derniers mandats présidentiels. Il faut savoir que le PRI a gouverné le pays jusqu'en 2000 sans interruption pendant 70 ans ! Il a visiblement utilisé tous les moyens pour imposer son retour cette année.
Bref, le monde vient de féliciter fort officiellement un homme élu à l'aide d'une fraude de grande ampleur (dépassement délirant de son budget de campagne, achats de votes, destructions de preuves de votes, trucage du décompte final...), sans parler de l'appui médiatique totalement déséquilibré dont à bénéficié Peña Nieto par rapport à ses concurrents tout au long de la campagne présidentielle.
Cette fraude est actuellement en train d'être mise à jour en détail par la société civile mexicaine, avec une active collecte de preuves pour une démarche devant la Justice. Cette mobilisation pour la vérité et la justice est portée notamment par le tout récent mouvement étudiant YoSoy132 (qui rappelle un peu les Indignés) et Morena, mouvement de régénération citoyen initié par Andrés Manuel López Obrador, le candidat de la gauche (PRD), qui selon certains sondages était favori du peuple, et qui a particulièrement enduré les mauvais traitements médiatiques dont sont capables les chaînes Televisa et TV Azteca.
Les actions militantes de la société civile sont régulières. Depuis le 1e juillet ont déjà eux lieu 3 "méga marches" nationales (mon poster ci-contre montre la 3ème), et la semaine dernière, des milliers de manifestants ont réalisés d'impressionnants blocages pacifiques de plusieurs immeubles de Televisa, la chaîne principale qu'ils accusent de lavage de cerveau au service de la fraude et de la corruption intensive dans le pays

Aujourd'hui, rien n'aiderait davantage le Mexique qu'un intérêt international pour ce cas de déni démocratique dans la fraude électoral du 1er juillet. Tentant de contrer l'abrutissement et la manipulation médiatique des grands médias de leur pays, les mexicains en résistance s'organisent et s'informent activement via internet, les réseaux sociaux (surtout Twitter et Facebook, comme pour le printemps arabe en 2011). Ils tentent d'attirer l'attention sur la situation de leur pays et appellent régulièrement à l'aide le reste du monde.

Pour ma part, ce poster que j'ai réalisé est ma façon de contribuer à la diffusion de leur juste cause et à la mise en valeur de leur action de citoyens conscients et éveillés.
Je leur tire mon chapeau, car porter le drapeau de la vérité au Mexique n'est pas chose facile ! Mais le changement est peut-être en marche en ce moment...

Merci de votre attention. Et merci plus encore si vous choisissez de diffuser l'info !

jeudi 3 novembre 2011

G20 DEGAGE ! - photos de la manif à Nice

J'étais ce mardi 1e novembre à Nice pour la grande manifestation de la coalition de la société civile face au G20 qui a lieu cette semaine à Cannes. La journée était belle et vivante, nous étions entre 6000 et 10 000, et nous n'avons ni ménagé notre voix ni notre pas ! La marche a fait un grand tour dans un quartier populaire où les habitants étaient en liesse, heureux de voir ce cortège de citoyens libres rappelant haut et fort que les peuples sont plus importants que la finance et que ce monde a grand besoin de justice.
Rappelons que le G20 comme le G8 est -contrairement à l'ONU- une réunion totalement illégitime. Ce sont encore des dizaines de millions d'euros qui sont dépensés pour organiser et sécuriser un sommet autiste qui se fait sponsoriser par les entreprises du CAC40. Si vous n'êtes pas d'accord avec cette situation, vous pouvez signer cette pétition sur Avaaz et en savoir plus sur le site d'Attac.








lundi 17 octobre 2011

Occupy Wall Street et la révolution mondiale des indignés

Ce samedi 15 octobre a eu lieu dans le monde entier un mouvement citoyen sans précédent. Des centaines de milliers de gens - peut-être quelques millions - dans le monde étaient dans la rue pour exprimer l'indignation des peuples face à la folie du système politico-économico-financier.
Au printemps, los Indignados d'Espagne étaient déjà des dizaines de milliers dans leurs villes à exprimer leur ras-le-bol de la corruption et de l'injustice du système. Puis la Grèce, prise à la gorge par sa crise de la dette et les premières mesures d'austérité, a vu des rassemblements gigantesques dans Athènes. Du jamais vu. On a assisté à des rassemblements d'indignés un peu partout en Europe. En France, le mouvement bien que limité en nombre, a réussi à se faire connaître, créer un début de débat et un réel mouvement de réflexion citoyenne dans des dizaines de villes. Pendant l'été à travers le monde, les manifestations sont devenues tout simplement innombrables : au Chili pour une éducation accessible à tous, au Japon pour la fin du nucléaire, en Chine pour la liberté d'expression, au Mexique pour la fin du cercle vicieux de la violence, etc...
Nous voilà en Automne, et à un nouveau palier de puissance de la protestation, car Wall Street, le symbole suprême du grand capitalisme est désormais la cible d'une action populaire grandissante à New York, qui a commencé le 17 septembre et n'a pas l'air prête de s'arrêter ! Comme en Espagne au début de l'année, des milliers de gens sont rassemblés chaque jour sur une place et dans les rues, et des centaines d'entre eux campent carrément, à deux pas de Wall Street. Ce mouvement nommé Occupy Wall Street a déjà reçu de nombreux soutiens de célébrités (Michael Moore, Naomi Klein, Noam Chomsky, Salman Rushdie, Joseph Stiglitz, Al Gore, Julian Assange de Wikileaks, le philosophe Slavoj Žižek et les acteurs Tim Robbins et Susan Sarandon).
Je vous conseille le visionnage de 3 VIDEOS qui donnent une bonne idée de l'ampleur et de la beauté de ce qu'il se passe là-bas à Manhattan :
Right Here All Over
Consensus (Direct Democracy)
We The People Have Found Our Voice
De nombreuses autres villes des Etats-Unis sont elles aussi occupées. Le mot "Occupy" est devenu en un mois le mot-clé partout aux USA et dans le monde : Occupy London, Occupy Sydney, Occupy France...
A New York, les manifestants/campeurs ont créé un journal du mouvement : "The Occupied Wall Street Journal"

Maintenant que la mobilisation est clairement mondiale et touche même l'empire américain en son sein, il est frappant de constater le silence des médias. Les médias, surtout les plus gros, ne font pas leur travail d'information. De la grande journée du 15 octobre, soit ils n'ont rien dit, soit ils insistaient sur le fait qu'à Rome il y a eu des violences.
Sur le comportement des médias face à l'événement du 15 octobre, voici le lien vers un excellent petit article écrit sur ActuaLutte par un indigné grenoblois : Comment les médias ont minimisé une mobilisation jamais vue dans toute l’histoire de l’humanité.

Je suis personnellement indigné et très inquiet de ce pouvoir qu'ont les médias d'informer ou non la population. Ils ne sont pas disposés à nous fournir des informations qui puissent nous amener à remettre en question le système en l'état ou développer une conscience de liberté citoyenne. S'ils veulent nous gaver le cerveau non-stop pendant 2 mois avec l'affaire DSK, avec les primaires socialistes ou avec l'actualité sportive, ils le peuvent, et le font jusqu'à l'absurdité la plus totale, libres d'abuser de leur pouvoir d’Audimat. Il suffit d'écouter France Inter au fil d'une semaine pour s'en apercevoir. A ce stade là, ce n'est plus de l'information, c'est de la désinformation, car c'est occulter des pans entiers de l'actualité du monde, et c'est aussi grossir considérablement l'importance de sujets qui n'en ont pas vraiment. L'affaire DSK est un exemple frappant de l'acharnement des médias sur un sujet qui cache tous les autres.
Le silence, l'info choc ou le gavage, voilà comment les grands médias fonctionnent.
Les grands compagnies de média (presse, radio, TV) appartiennent aux mêmes personnes qui veulent garder le pouvoir politique et économique. Ces gens n'ont aucun intérêt à ce que le peuple prenne conscience et se soulève, donc moins ils informent le peuple, ou plus mal ils l'informent, plus ils s'assurent de sa docilité.

Ainsi va le monde, mais plus pour longtemps.
Cette révolution des peuples qui est en marche en silence et dans la non-violence va continuer à grandir et inonder Internet et le bouche à oreille, tous ces territoires de l'information où les grands médias n'ont pas prise.
Il est remarquable que nous soyons à l'ère de Wikileaks. L'information ignorée, cachée ou désinformée, c'est aujourd'hui le nerf de la guerre, plus encore que l'argent. Ceux qui détiennent l'information ont le pouvoir de former l'opinion de la population, le pouvoir de nous faire pencher dans un sens ou dans l'autre, de nous faire accepter l'utilité d'une guerre (Irak, Afghanistan, Libye, bientôt Iran ?...) ou nous saturer le cerveau avec un flot ininterrompu de scoops et de speechs répétés en boucle.
Finissons-en avec ces bêtises. Réveillons tous notre pouvoir individuel, notre courage d'individus libres et prenons notre destin en main ! Le système est obsolète, il a besoin de nous pour changer. Les 1% qui ont le pouvoir ne sont pas ceux qui changeront le système. C'est à nous les 99% que revient ce rôle d'évolution du monde. C'est pour cela que les indignés sont dans la rue, c'est pour cela qu'un campement s'est installé dans New York. C'est l'heure de changer le système, et nous sommes tous invités à participer.

Vous qui me lisez, parlez-en autour de vous, diffusez dans vos e-mails, sur Facebook, sur Twitter... Ne laissons pas les médias nous ramollir le cerveau ! Inondons le web de ce souffle populaire dont le monde a tant besoin !
SOYONS LES DIFFUSEURS DE L'INFORMATION !



jeudi 13 octobre 2011

blog d'artiste graphiste sur Grenoble

Je travaille depuis bientôt 3 ans à mon compte comme créateur bambou et graphiste à Grenoble, et je n'avais toujours pas de site pour présenter clairement tout mon travail d'artiste visuel.
C'est chose faite aujourd'hui avec un blog-site que je viens de créer chez WordPress : ludoviccelle.com
C'est donc sur ce nouveau blog que je présente tout mon travail d'artiste de l'image (photographie, montages, affiches, logos, modèles 3D, etc), bref tout ce qui n'est pas du domaine du bambou (déjà abordé sur Bambou38).

Le blog Ludo38 continue bien sûr son existence et j'y présenterai toujours de temps en temps des œuvres personnelles tels que mes mandalas parmi de nombreux sujets comme d'habitude.
Peu de messages ici ces temps-ci, mais ça va revenir, d'autant que l'actualité est très riche et inspirante !

Alors à très bientôt !

lundi 30 mai 2011

Mes affiches pour le mouvement "Démocratie Réelle Maintenant!"

L'Union fait la Force


A Grenoble, place Victor Hugo, chaque soir à 20h depuis le 20 mai, a lieu une assemblée citoyenne "révolutionnaire" (blog), dans la continuité du mouvement de fond Democracia Real Ya!, commencé en Espagne, en train de se répandre en France et ailleurs. (lien)
Voici une réflexion personnelle qui m'est venue aujourd'hui, après presque une semaine d'implication dans le mouvement :

Pourquoi suis-je là dehors dans la rue ?
Pourquoi ai-je envie de suivre le mouvement lancé par la « Révolution Espagnole » ?
J'ai fondamentalement envie d'un vrai grand pas évolutif dans la société. Je veux vivre dans un monde où les gens s'écoutent, prennent soin les uns des autres, et sachent se réunir pour le bien commun. Voilà mon rêve. Voir les images de ces places publiques dans le monde arabe et en Espagne, remplies de milliers de personnes unies par un rêve de changement de conscience, voir cela donne envie d'essayer chez soi.
Chez moi, c'est la France. Je ne sais pas de quoi la France est capable en terme de soulèvement citoyen, mais j'avoue avoir assez peu d'espoir. Et pourtant, j'ai envie d'essayer. Au cas où, on ne sait jamais.
Cela fait une semaine qu'à Grenoble un groupe motivé se réunit. On stagne entre 100 et 200 personnes. Et parfois nous sommes à peine 50. Bref, pas très impressionnant. Mais il y a eu de belles rencontres, de très belles expressions d'optimisme et de vie, et il est clair que cette expérience est déjà admirable et marquante. Je n'ai jamais fais ce que nous faisons là, et nous sommes nombreux dans ce cas. Prendre la rue, se réapproprier l'espace public, dialoguer avec le peuple, dans le peuple, pratiquer la démocratie dans une assemblée improvisée sur une place publique, c'est pas habituel. Surtout dans une société si individuelle.
Dans le monde actuel, ce qui m'inquiète le plus, c'est l'individualisme. Le concept de « bien commun » est étranger à l'homme individualiste. Nous qui nous réunissons, nous avons semble t-il un bien commun : le rêve. Nous rêvons, et nous tenons à nos rêves. Nous aimerions donner envie à tout le monde de rêver tout autant, et vivre le plaisir d'exprimer ses rêves.

Sur cette place et sur les autres, en France, en Espagne et ailleurs, on parle de changer le système, on critique banquiers et politiciens... Je commence à comprendre quelque chose : il faut aussi que le peuple évolue lui-même, apprenne à s'exprimer, à s'interconnecter, et à explorer tout ce qui n'est pas du ressort du système. Nous pouvons (et nous devons) demander un changement de système, mais nous devons aussi prendre conscience de notre rôle en tant qu'individu.
Le monde est ce que les gens en font. Nous sommes les gens. Nous devons changer, tout autant que le système.
C'est pour cela que ce que j’attends avant tout de ce mouvement « spontané », c'est la connexion entre nous tous, la démonstration éclatante de notre unité en tant que peuple.
Je n'attends pas de ce mouvement un programme politique, des idées de lois ou de réformes. Je ne doute pas de notre capacité à trouver des solutions politiques. Non, ce qui pour moi sera un événement exceptionnel, c'est quand nous serons non plus quelques dizaines sur les places françaises, mais des milliers, capables de se rencontrer, se relier, s'écouter et être simplement LÀ, solidaires.
Le système, ce n'est pas simplement les politiciens et les banquiers. Le système, c'est aussi cet engrenage interminable du métro boulot dodo, dont beaucoup sont l'esclave tout en l'acceptant. Incessant mécanisme qui garde la plupart d'entre nous indisponibles pour un soulèvement, aussi nécessaire puisse t-il être.
Si nous ne sommes pas des machines, prouvons-le : réunissons nous tous sur la place, entre êtres humains libres et pensants, souverains de leur avenir.
Faire réellement la démonstration de notre liberté et de notre capacité à ne faire qu'UN, cela sera réellement extraordinaire et constituera un message immense envoyé aux décideurs. Surtout à ceux qui aiment à nous opposer.
Il y a une différence entre un humain et un mouton, mais nous devons le montrer !

dimanche 8 mai 2011

"Love is the solution"

J'ai découvert tout récemment les actions subversives de la bande de Charlie Veitch (photo), The Love Police. Leur idée est d'aller parler à la population dans les rues de Londres ou de New York avec un haut-parleur, et mettre directement le pied dans le plat de la société de consommation et de l'état policier et déshumanisé, en parlant avec le coeur. Une approche pacifique, humoristique et efficace pour éveiller petit à petit les consciences.
Je vous laisse découvrir leur action à travers 2 séquences assez géniales :
-Vivre autre chose
-Tout va pour le mieux dans le métro de New-York

Et pour mieux comprendre l'approche de Charlie Veitch, voici son appel au réveil du peuple pour le 11 septembre 2011 - "la fin de la terreur".

mercredi 20 avril 2011

MEXIQUE - Appel à la paix et la justice, de Javier Sicilia

Pour la première fois sur ce blog, je retranscris un texte en entier. Parce qu'il me touche beaucoup et qu'il doit être élevé le plus haut possible, afin que les choses changent au Mexique.
Cet appel du poète et écrivain Javier Sicilia est paru début avril dans le journal mexicain Proceso.
(source intermédiaire : Courrier International)


Le brutal assassinat de mon fils Juan Francisco et ceux de Julio César Romero Jaime, de Luis Antonio Romero Jaime et de Gabriel Anejo Escalera [retrouvés morts, les mains attachés et avec des signes de torture le 28 mars] viennent s’ajouter à la longue liste de ces jeunes gens et jeunes filles sacrifiés aux quatre coins de notre pays. C'est non seulement la guerre déclenchée par le gouvernement Calderón [en décembre 2006] contre la criminalité organisée qui les a tués, mais aussi le cœur pourri d'une classe politique mal nommée et qui a perdu tout sens de l’honneur.

Nous en avons par-dessus la tête de vous, les politiques — et quand je dis politiques, je ne pense à aucun responsable en particulier, mais à une bonne partie d’entre vous, y compris ceux qui composent les partis. Car dans vos luttes pour le pouvoir, vous avez déchiré le tissu de la nation. Au milieu de cette guerre mal engagée, mal faite, mal dirigée, cette guerre qui a mis le pays en état d’urgence, vous avez été incapables de créer les consensus dont le pays a besoin pour atteindre à l’unité sans laquelle il n’y aura pas d’issue possible : vos mesquineries, vos bagarres et vos rivalités dérisoires sont passées avant tout. Nous en avons ras le bol parce que la corruption des institutions judiciaires donne lieu à des complicités avec les criminels et favorise l’impunité. Nous en avons plus qu’assez parce qu’avec cette corruption qui signe l’échec des autorités, chaque citoyen de notre pays est réduit à ce que le philosophe Giorgio Agamben appelle, utilisant un mot grec, zoe : la vie non protégée, la vie d’un animal, d’un être qu’on peut séquestrer, violenter, assassiner impunément.

Nous en avons jusque-là parce que, dans ce pays, il ne reste plus d’imagination que pour la violence, pour les armes, pour l’insulte, ce qui va de pair avec un profond mépris pour l’éducation, la culture, le travail honnête et ce qui fait les bonnes nations. Nous en avons jusque-là parce qu’à cause de cette absence d’imagination nos jeunes, nos enfants sont assassinés, puis faussement accusés d’être partie prenante de la criminalité. Nous en avons plus qu’assez parce qu’une autre frange de nos jeunes, faute d’une politique digne de ce nom, ne peut pas recevoir une véritable éducation, trouver un travail décent, et que, relégués vers la marge, ils deviennent des recrues de choix pour la criminalité organisée et la violence. Nous en avons jusque-là parce qu’à cause de tout cela les citoyens ont perdu confiance en ceux qui les gouvernent, en leur police et leur armée, parce qu’ils ont peur et qu’ils souffrent. Nous en avons jusque-là parce que tout ce qui importe à la classe politique, au-delà même d’un pouvoir impuissant, réduit à la gestion du malheur, c’est l’argent, aiguillon de leur concurrence, de leur putain de “compétitivité” et de la consommation à outrance, qui ne sont jamais que d’autres noms de la violence.

Nous en avons jusque là de vous, les criminels, de votre violence, de votre déshonneur, de votre cruauté, de votre déraison. Il fut un temps où vous aviez le sens de l’honneur. Vous n’étiez pas si cruels dans vos règlements de compte, vous ne vous en preniez ni aux citoyens ni à leurs familles. Mais, désormais, vous ne faites plus la différence entre les criminels et les citoyens. Votre violence ne peut plus être nommée, parce que même la douleur et la souffrance qu’elle entraîne n’ont plus de nom ni de sens. Vous avez perdu jusqu’à la dignité dans le meurtre. Vous êtes devenus des lâches, vous ne valez pas mieux que les Sonderkommandos nazis qui assassinaient en toute inhumanité des jeunes gens, des jeunes filles, des femmes, des hommes et des vieillards, c’est-à-dire des innocents. Nous en avons jusque-là parce que votre violence est devenue inhumaine, même pas animale — des animaux ne feraient jamais ce que vous faites —, mais imbécile, démoniaque. Nous en avons jusque-là parce que la soif de pouvoir et d’enrichissement vous amène à humilier nos enfants, à les broyer. Vous ne laissez dans votre sillage que la peur et l’épouvante.

Vous, “messieurs” les politiques, et vous, “messieurs” les criminels — j’emploie des guillemets parce que cette appellation ne s’applique qu’à des gens honorables —, avec vos omissions, vos querelles, vos actes, vous avilissez la nation. La mort de mon fils Juan Francisco a suscité un élan de solidarité et un cri d’indignation de la part des citoyens et des médias, ce dont ma famille et moi-même sommes profondément reconnaissants. Une telle indignation fait de nouveau retentir à nos oreilles cette formule si juste que Martí adressait aux gouvernants : “Si vous ne pouvez pas, démissionnez”. Après tous les milliers de cadavres, anonymes pour beaucoup d’entre eux, que nous laissons derrière nous, tant d’innocents assassinés et avilis, il faut maintenant de grandes mobilisations citoyennes qui obligent les politiques à travailler ensemble sur un ordre du jour qui rassemble la nation et crée un véritable état de gouvernabilité. Si vous, “messieurs” les politiques, ne gouvernez pas bien et ne comprenez pas que nous vivons dans un état d’urgence national qui vous oblige à l’unité, vous finirez par régner sur un tas d’ossements et une société d’êtres apeurés, détruits dans leur âme.

Il n’y a pas de vie sans persuasion et sans paix, écrivait Albert Camus, et le Mexique aujourd’hui ne connaît que l’intimidation, la souffrance, la méfiance, la peur qu’un jour un fils ou une fille d’une autre famille ne soit avili et assassiné. Nous ne pouvons plus accepter, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, que la mort ne soit qu’une affaire de statistiques à laquelle nous devrions tous nous habituer. Il est grand temps de rendre sa dignité à notre pays.

jeudi 14 avril 2011

La fin du nucléaire, le début de l'avenir

Dans Le Monde Diplomatique de ce mois d'avril, l'article "Atome contre biodiversité à Jaitapur" (lien direct) expose la situation tendue dans cette région ouest de l'Inde.
La région de Jaitapur a été choisie pour implanter la plus grande centrale nucléaire du monde. Elle comprendra 6 réacteurs EPR de 1650 mégawatts chacun. Le chantier doit démarrer en 2012 et se terminer en 2017.
Il s'agit d'un énorme contrat entre la compagnie indienne du nucléaire (NPCIL) et le géant français Areva, mais surtout, 70% du financement en dette, avec des prêts notamment du Crédit Agricole, de la BNP et de la Société Générale. Il est même envisagé une garantie d'état française. Bref, beaucoup beaucoup de pognon, pour une technologie pas encore au point : l'EPR en chantier en Europe a explosé son budget et ses contraintes techniques font peur à voir (Greenpeace vous explique tout).
Et sur le terrain : 40 000 villageois que l'on va faire déplacer contre leur gré, une agriculture et une tradition de pêche qui doit s'écraser pour faire place propre, l'endommagement d'une biodiversité exceptionnelle et fragile, et enfin, un risque sismique avéré (jusqu'à 7 sur l'échelle de Richter), au bord de l'océan indien.
A lire aussi pour bien cerner la situation, cet exposé rapide et clair sur le site des Amis de la Terre.

Le fond à retenir dans tout cela est très bien résumé dans l'article du Monde Diplomatique :
"Jaitapur est essentiel à la viabilité d'Areva, explique le physicien Vivek Monteiro, qui a suivi la trajectoire de la société française. Areva est en crise et attend une injection massive de capitaux. Si Jaitapur s'effondre, cette crise va se renforcer. La compagnie française mène donc un lobbying intense auprès du gouvernement indien pour qu'il poursuive ce projet, contre la volonté des habitants."

Alors voilà, nous avons un exemple parfait illustrant l'urgence d'un changement de politique énergétique. Le nucléaire est un boulet financier, doublé d'une épée de Damoclès environnementale et sanitaire à long terme. On reproche aux énergies renouvelables d'être dépendantes des subventions pour être rentables, mais on oublie de dire les milliards qui ont été écoulés depuis des décennies pour que le nucléaire fonctionne aujourd'hui !
Sans parler des dépenses induites par les crises. Exemple : Tchernobyl et ses milliers de liquidateurs irradiés, ses sarcophages démesurés, les soins de santé des populations touchées, les territoires inhabitables...)
Dans cet article du journal Le Monde à propos de la catastrophe de la centrale de Fukushima-Daiishi au Japon, on peut lire qu'une première estimation des dédommagements que la compagnie Tepco aura à payer, s'élève à 130 milliards de dollars. (et la crise n'est pas terminée)

Qui va payer ça ?...

Le nucléaire a fait son temps, merci bien. Accompagnons-le dans sa mort (fin progressive des programmes, démantèlement, etc), remercions-le pour les services rendus (électricité produite), et passons activement à l'ère de l'énergie raisonnable.
Au lieu d'avoir peur pour son avenir, Areva n'a qu'à prendre une profonde inspiration, regarder la planète droit dans les yeux, et se lancer dès aujourd'hui dans sa reconversion totale vers le renouvelable. Le réseau Sortir du nucléaire est un bon guide pour ce changement.

On va y arriver !

mardi 8 mars 2011

En kiosque : CAO3D - avec mon 1e tutoriel Sketchup

La revue 3Dmag vient de sortir un impressionnant hors-série CAO3D. Une vraie mine de tutoriels, aussi bien pour le design industriel que pour l'architecture. Et si vous parcourez attentivement ses pages, vous tomberez sur un tutoriel signé Ludo !
Eh oui, j'ai réalisé pour eux un tutoriel de 6 pages sur un de mes derniers modèles sur Sketchup : la belle maison à pans de bois du 4 rue du Maroquin à Strasbourg, que voici en image. Cette maison se trouve juste à côté du Musée de l'Œuvre Notre-Dame, avec un jardinet gothique à ses pieds.
Le modèle 3D représente environ 40 heures de travail, à partir de photos et surtout à partir des plans complets trouvés aux archives de la ville, par un passionné local, Jean-Michel Wendling, dont voici la page internet, dédiée aux maisons de Strasbourg :
http://maisons-de-strasbourg.fr.nf/
Je le remercie au passage pour son aide précieuse dans ce rêve réalisé.
Pour finir sur le magazine : si vous n'êtes pas bien branché tutoriel, allez à la page suivante, y a comme une interview... ;)

mercredi 10 novembre 2010

Les retraites, un trésor impensé

Pour ce billet, j'ai copié le titre d'un article de Bernard Friot dans Le Monde Diplomatique de septembre.
Bernard Friot, économiste et sociologue, a été l'invité de l'émission de Daniel Mermet Là-bas si j'y suis, sur France Inter, le 23 juin dernier, pour parler de la question des retraites.
L'émission est en écoute libre à cette adresse.
Friot nous aide à comprendre que les retraites ne sont pas un problème, comme on veut nous le faire croire, mais sont au contraire un outil social et économique très intéressant et bien plus sain financièrement qu'on ne le pense, qui devrait nous inspirer pour redonner vie au monde du travail. Ses explications sont très claires, et sa vision, rafraichissante et positive, loin des discours pessimistes ambiants.

Dans la continuité, je vous invite à regarder un petit show pédagogique par deux comédiens du "Pavé", expliquant la question des retraites en se basant sur Friot. C'est pas long et ça en dit long ! 1ère partie et 2e partie.

Je termine ce billet avec les dernières mots de Friot chez Mermet :
« Nous avons des tremplins énormes. Ces tremplins, il s'agit de les prolonger. C'est ça être révolutionnaire : c'est voir ce qu'il y a de subversif dans la réalité actuelle, non pas la chercher je ne sais trop où, dans un ailleurs qui n'existe pas. Ce n'est pas faire un pas de côté dans l'utopie (l'utopie est toujours en retard sur la réalité), c'est prolonger ce qu'il y a déjà, de neuf, de vivant, dans le réel. Sortir du discours misérabiliste, sortir du discours mortifère. Il faut sortir de cet incroyable défaitisme collectif, et pour cela, mettre en valeur ce qui est déjà expérimenté avec succès. »

vendredi 9 juillet 2010

Comment changer le monde ?

On ne sait pas ce que sera le futur, mais nous pouvons tous parfois avoir un sentiment positif ou négatif concernant ce qui nous attend, à échelle personnelle ou globale. Je ne suis pas particulièrement optimiste pour cette année 2010, et pour la suite. Il me semble que nous vivons tous en ce moment une crise globale profonde, dont la plus grande part est invisible, intérieure à l'être humain. Je ne compte plus les gens qui sont remués intérieurement en ce moment.

Certains choisissent de se couper de l'actualité, trop souvent déprimante. Je fais partie de ceux qui suivent l'actualité, essaient de la comprendre, et en même temps, s'appliquent à ne pas se laisser affecter négativement.

Le monde est franchement devenu un beau bordel, chaque jour plus peuplé, pollué et consumé par la folie de la croissance. Pourtant, en se renseignant bien, on peut apprendre que dans le même temps, des processus de paix avancent, des pratiques écologiques se développent et se popularisent, que des solidarités durables rétablissent du lien entre des gens là où on y croyait plus...

Le positif semble avancer autant que le négatif. Le Yin et le Yang, précisément.

Ceci dit, nous sommes des humains, avec nos limites, nos sentiments, nos ressentis, et il nous arrive parfois de ne plus croire en l'avenir, de ne voir que de l'obscurité, et se retrouver submergé par la peur, le désespoir, la perte de foi en la Vie... Ces passages peuvent durer des mois.

Ce qui se produit dans ces moments difficiles, c'est un assombrissement intérieur.

La bonne nouvelle, c'est que la solution se trouve aussi à l'intérieur.

A chaque instant, nous avons la possibilité - et surtout le pouvoir - de révolutionner notre état intérieur. Quand le monde semble nous épuiser par sa violence, sa vitesse ou son absurdité, il y a toujours en nous, à l'intérieur, l'espace libre et tranquille pour retrouver confiance et énergie.

On appelle cela la Conscience. C'est surpuissant, et nous y avons accès à chaque instant, si nous le voulons.

Dans la société d'aujourd'hui, nous pouvons tous parfois nous sentir obligés de reconnaissance sociale, obligés de performance dans la compétition professionnelle, la course contre le temps, ou bien se sentir inutile, inintéressant, etc.

Nous pouvons à tout instant nous délester de cette pression, de ces sentiments aliénants.


Pourquoi naissons-nous sur Terre ? Pour réussir une compétition ? Je ne le crois pas.

Je ne crois pas que la Vie attende de nous quelque performance. Je crois que l'essentiel est d'être bon, à soi et aux autres, souvent par des gestes très simples. Et cela ne demande ni diplôme, ni argent, ni gesticulation particulière. Tout se passe à l'intérieur de nous.

Le monde, de plus en plus agité et complexe, semble avoir besoin de notre tranquillité intérieure à tous, de notre Conscience individuelle, racine de l'arbre de la Conscience collective.

Il n'est pas nécessaire de soulever des montagnes pour rendre ce monde meilleur. En s'aimant soi-même et en étant bienveillant envers son entourage, nous faisons déjà de ce jour un jour qui vaut le coup d'être vécu. Et chaque jour que le soleil se lève, ce potentiel est là, à l'intérieur.


Bref, pour moi, changer le monde n'est plus synonyme d'agitation, mais de paix intérieure.

Et je crois que la Conscience que nous atteignons ainsi, nous conduit ensuite à l'action juste.


samedi 12 juin 2010

Des documentaires pour savoir et comprendre - 01

Je suis un grand amateur de documentaires, et ces derniers fleurissent ces dernières années, sur des sujets passionnants et rarement abordés dans les médias. Certains sont sortis discrètement au cinéma, d'autres directement à la TV ou en DVD, mais en cherchant bien, il y a moyen de se procurer même les plus rares.
Voici une sélection personnelle, avec le lien vers les bande-annonces :

-The Corporation (2003) - Exploration du monde des multinationales et leur pouvoir démesuré.
-The End of Suburbia (2004) - La folie de la civilisation de la voiture sur le territoire US.
-The Unforeseen (2007) - Face à face entre l'étalement urbain poussé par les promoteurs, et la valeur irremplaçable de sites naturels aux Etats-Unis.
-The Cove (2009) - Une courageuse équipe d'écologistes têtes brûlées s'oppose à un vaste massacre de dauphins dans une baie du Japon.
-La Fin de la Pauvreté ?, de Philippe Diaz (2009) - Comment se fait-il que dans les pays qui s'enrichissent il y ait de plus en plus de pauvres ? Enquête.
-Nouvel Ordre Mondial (quelque part en Afrique), de Philippe Diaz (2001) - Enquête sur le contexte économique, politique et médiatique des massacres en Sierra Leone.
-We Feed The World (2005) - L'état désastreux de l'agriculture dans la mondialisation, et la faim dans le monde.
-Notre Pain Quotidien (2007) - La réalité froide de l'agriculture intensive. Sans commentaire ni musique. Vertigineux.
-Le Cycle Idiot (2009) - Cancer et compagnies pharmaceutiques, une triste histoire de business.
-El Ejido, la loi du profit (2008)- Les inhumaines conditions de travail dans les serres de culture intensive d'Almeria, fournissant fruits et légumes toute l'année pour l'Europe entière.
-La Marche des Gueux (2008) - La force libératrice de la non-violence en Inde, à travers une marche de 25 000 personnes.
-La Vida Loca, de Christian Poveda (2009) - Plongée au cœur des gangs violents du Salvador. Le réalisateur y a laissé sa vie.
-The Coca-Cola Case (2009) - Enquête sur le meurtre de syndicalistes ouvriers de Coca-Cola en Colombie.
-Témoin Indésirable, de Juan José Lozano (2008) - Le combat quotidien d'un journaliste colombien décidé à montrer la dure réalité de la violence dans son pays.
-Pecados de Mi Padre (2009) - Le chemin du fils d'Escobar, plus grand caïd de l'histoire de la Colombie, pour demander pardon aux victimes de son père.
-Au delà de la haine (2005) - En France, les parents d'un jeune homosexuel tué gratuitement, choisissent le pardon plutôt que la haine.

lundi 31 mai 2010

A grand coup de pinceau

Les Casseurs de Pub nous ont sorti quelques idées visuelles franchement fameuses, notamment cette affiche de propagande détournée, résumant bien l'esprit du "greenwashing", écologie de façade, pratiquée intensivement par moultes entreprises aujourd'hui.
Eh oui, depuis qu'on a dit qu'il fallait faire gaffe à la planète, tout d'un coup, tout le monde est écolo ! Et on peut peindre en vert tout ce qu'on veut, c'est génial !

D'ailleurs voici un bon diaporama à voir en ligne, de 18 exemples de pubs greenwashing, assez effarantes.
En résumé : Oui, on se fout vraiment de votre gueule.
Un essai vient d'ailleurs de paraître sur ce sujet : Ecoblanchiment - Quand les 4x4 sauvent la planète.
Très bon titre...

Bon, et comme critiquer ne suffit pas à faire avancer les choses, j'invite quiconque ne l'a pas encore vu, à aller voir Solutions Locales pour un Désordre Global, documentaire tout frais de Coline Serreau sur la situation de l'agriculture dans le monde. On y parle des problèmes, mais surtout des solutions, et des gens engagés qui y travaillent. Panorama plutôt encourageant, de mon point de vue.

vendredi 4 décembre 2009

Colombie 8e semaine et fin

Et voilà, c'est fini...
Je suis rentré en France mercredi, avec un sacré contraste de climat. J'ai quitté le soleil et les couleurs vives de Bogota pour arriver dans une Europe grise et froide, mais heureusement bien familière.
Voici quelques dernières photos du congrès (les gens, l'artisanat en fibres naturelles...), de la route sauvage entre 2 chaînes andines, des vendeurs de foire à Usaken, fameux quartier de la capitale, et surtout, des lumières de Noël, très travaillées dans ce pays. Medellin, Cali, Bogota, et bien d'autres, s'ingénient à réaliser les plus belles parures lumineuses de "Navidad", événement de l'année très cher aux colombiens, préparé plus de 2 mois à l'avance.

Que dire pour finir, sinon que la Colombie est un pays magnifique, qui m'a beaucoup donné et m'a touché pour longtemps. C'est incroyable les richesses naturelles et humaines que possède ce pays, et impressionnant à quel point le regard médiatique européen les ignore complétement. J'ai passé 2 mois là-bas sans le moindre problème, et au contraire, j'ai sacrément envie d'y retourner ! Certes, tout n'est pas rose, et il y a encore beaucoup de chemin pour faire reculer la violence dans de nombreuses régions, mais chaque jour sur place se rencontrent des gens qui font avancer positivement le pays et donnent confiance en l'avenir.
Je terminerai avec la photo d'une famille qui vend d'impressionnants insectes et de sublimes papillons qu'ils élèvent dans un parc du Boyaca géré durablement, avec un travail de régénération de la forêt et en employant des personnes en réinsertion sociale. Le papillon est un symbole récurrent en Colombie. Je crois que c'est parce que ce pays ne demande qu'à s'envoler...

samedi 28 novembre 2009

Colombie 7e semaine

Voici quelques jours passés à Cali, et mon retour à Armenia.
Cali, comme sont nom l'indique, est très "caliente". Température supérieure à toutes les autres villes que j'ai visité, et les premiers moustiques de mon voyage... Ville réputée à la fois pour la salsa et la corruption ! Paradoxalement, l'argent sale de la mafia a servi à bon nombre de développements urbains modernes. Bonne surprise, j'ai découvert que c'est aussi une ville de grands et superbes arbres à canopée, partout dans les rues, et protégés activement par des mouvements étudiants lorsque des projets urbains menacent de les abattre.
Séjour caleño excellent chez des amis, qui m'ont également invités un week-end dans leur ferme, en pleine campagne "cafetera". Finca typique, avec des pentes très fortes où pousse facilement le café, le platano, et du bambou Guadua à volonté. La campagne colombienne est luxuriante, et très photogénique. Sur la route vers la finca, un beau péage en Guadua, par le jeune architecte bogotano Simon Hosie (dont je reparlerai prochainement).
Et enfin, me revoilà à Armenia, ville où j'ai désormais bon nombre de contacts, et ville super active concernant la Guadua, sa ressource locale chérie. De mardi a vendredi soir, c'était donc l'heure du Congrès International de la Guadua, autres bambous et fibres naturelles, Plus de 600 personnes sont venues assister à ce rassemblement et à son excellent programme de conférences (spécialistes venant de Colombie, d'Equateur, du Mexique, de Chine, d'Inde, des USA, d'Italie, d'Allemagne...). J'y ai pris contact avec un responsable indou de l'INBAR, réseau mondial du bambou, idéal pour développer le bambou dans de futurs projets d'Architectes Sans Frontières. J'ajoute en photo une vue de l'Université Gran Colombia d'Armenia, reconstruite en Guadua suite au séisme de 1999, qui a nettement démontré la supériorité antisimique du bambou sur la brique et le béton.
Aujourd'hui samedi, je quitte Armenia pour Bogota, et mardi, ce sera l'heure de rentrer...