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lundi 11 novembre 2013

Un revenu de base pour l'Europe



Tout citoyen européen est invité a signer et diffuser l'Initiative européenne pour le Revenu de Base Inconditionnel, en suivant le lien suivant : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

Cette allocation (ou revenu de base) universelle et inconditionnelle permettrait à toutes et à tous de subvenir aux besoins de base que nous avons universellement en commun : se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner. Que l'on travaille ou non, nous aurions tous droit à ce revenu de base, dont un des objectifs est de permettre à chaque individu de respirer financièrement pour pouvoir choisir par quel travail il souhaite contribuer au collectif. Actuellement, le système économico-social établi est loin de permettre cet état de justice, pourtant sensé être au cœur des mondialement célèbres principes de "Liberté, Égalité, Fraternité".

Je me permets de recopier ces quelques lignes du site Revenudebase.info sur le potentiel de changement qu'autorise le revenu de base inconditionnel :
"Mettre en place un revenu de base, c’est donner le choix à chaque individu de s’engager dans des activités auxquelles il donne du sens, et qui donc seront des activités productives de sens lorsqu’elles ne sont pas productives économiquement. C’est donc un puissant catalyseur, un formidable investissement dans de nouvelles activités, vectrices de richesse économique et sociale.
C’est aussi un moyen pour que chacun puisse aborder le travail de façon plus sereine, sans peur du chômage.
Il est prouvé en outre, qu’un individu agissant par peur (chômage, précarité, soumission à une autorité …) est amené à des comportements d’évitement (abuser du système, grappiller des avantages, alimenter la concurrence …) et à des somatisations (coût sanitaire du stress au travail), tandis que celui qui choisit, qui participe, est plus investi et donc plus efficace avec un minimum d’énergie et de tensions individuelles ou collectives. Un jeune grandira plus sereinement sans les angoisses de chômage, de régression sociale véhiculées par ses parents, les médias, l’Ecole…
Nous pouvons donc raisonnablement en attendre de larges économies dans le coût de la santé (déjà prouvé lors des expérimentations en Namibie, en Inde…), le coût social (accompagnement de la précarité, réparation et gestion de la délinquance…), le coût éducatif, etc."

Pour les plus sceptiques, voici une page du site consacrée aux objections que suscite le revenu de base.


L'idée d'un revenu de base est étudiée depuis plusieurs années en Europe et dans le reste du monde, par des économistes, des entrepreneurs, des philosophes, des sociologues... D'une idée, le revenu de base est devenu un projet concret porté de plus en plus puissamment par la société civile, notamment en Allemagne et en Suisse où il est de plus en plus proche d'une véritable mise en pratique.

Pour bien appréhender tout cela, rien de tel que cet excellent documentaire d'1h36 qui fait le tour de toutes les questions qu'on est en droit de se poser, notamment sur son financement et ses conséquences sociales et économiques:



Je termine en rappelant l'importance de SIGNER L'INTIATIVE EUROPÉENNE, (via laquelle la Commission européenne sera tenue d’étudier en profondeur cette initiative au sein du Parlement européen, en auditionnant le Comité de Citoyens Organisateurs).
Nous avons jusqu'au 14 janvier 2014 pour récolter près d'un million de signatures au niveau européen. Faire passer le mot est donc essentiel au succès de ce projet et à l'élévation du débat national et international sur l'avenir du travail et de l'économie.

Et je ne peux que trop recommander la visite détaillée du site http://revenudebase.info/ où tout est expliqué en long et en large, et où l'actualité du revenu de base en France et ailleurs est suivie de près.

Merci de faire passer l'info autour de vous !

vendredi 12 octobre 2012

Des documentaires pour savoir et comprendre - 08

L'article leitmotiv sur ce blog, c'est ma sélection de documentaires dénichés sur le web. Cette fois-ci, un peu d'environnemental (la forêts amazonienne, les montagnes de déchets, les grands barrages...), un peu de politique (Chine, Colombie et Chili), beaucoup de social (Sierra Leone, Inde, Canada, Mexique, Nicaragua...) et une recherche de sens dans le système économique (remise en question de la pensée "PIB" et réflexion concrète sur le concept de "revenu de base").
Ci-dessous, descriptifs et liens vers site officiels, bande-annonces voire même film complet dans certains cas.
Cliquez ici pour revoir toutes les sélections documentaires d'un coup.

-Facing Animals (2012) - Exploration de la relation parfois si étrange entre l'humain et l'animal, et de la question : pourquoi prenons-nous soin et humanisons certains animaux tandis que nous en ignorons tant d'autres dans les élevages destinés à la consommation ?
-Les Moissons du Futur (2012) - Après son célèbre "Le monde selon Monsanto", la journaliste Marie-Monique Robin revient sur le terrain de l'agriculture avec ce film sur la pertinence de l'agroécologie comme solution pour nourrir le monde.
-Bitter Seeds (2011) - La pression insupportable de l'industrie semencière et des OGM en Inde, où les paysans se suicident les uns après les autres.
-Apaporis (2010) - Film colombien sur les pas du botaniste Richard Evans Schultes au cœur de l'Amazonie, à la rencontre du peuple qui connaît la forêt.
-Land (2010) - Le néo-colonialisme au Nicaragua à travers l'exemple d'un complexe touristique nord-américain implanté au dépend des locaux.
-Patagonia Rising (2011) - Inquiétudes dans les vallées de Patagonie autour d'un vaste projet hydroélectrique : 5 grands barrages prévus sur les fleuves Baker et Pascua.
-Trashed (2012) - Documentaire sur les déchets de la civilisation, avec le cas démesuré des USA.
-L'or des autres (2011)
L'impact humain et environnemental de l'implantation de la plus grosse mine d'or à ciel ouvert au Canada dans le village de Malartic en Abitibi.
-Le revenu de base (2011) - Excellent film-essai (à voir ici) analysant en détail la pertinence du concept de "revenu de base", revenu dont chaque citoyen bénéficierait de façon inconditionnelle. Pour reprendre les termes de l'entrepreneur Götz Werner : "...se dire : j'ai un revenu pour pouvoir travailler, et non pas "je travaille pour avoir un revenu"."
-Indices (2010) - Ce documentaire français démontre les lacunes et les aberrations de la mesure de la richesse des nations par leur PIB.
-Abendland (2012) - L'Europe, la nuit. Un documentaire concept par le réalisateur de "Notre pain quotidien", filmant de nouveau un aspect notre réalité sans commenter et sans musique. Puissant.
-Ai Weiwei - Never Sorry (2012) - Portrait de l'artiste chinois engagé et insolent Ai Weiwei.
-Salvador Allende (2004) - L'histoire de Allende, président chilien déchu et tué lors du coup d'état de Pinochet en 1973 et devenu depuis une icône de l'espoir démocratique en Amérique du Sud.
-Impunity (2012) - À l'heure où la Colombie va vers l'apaisement, ce film est un cri d'appel à la justice pour les victimes de la violence entre guérilla, armée et paramilitaires, un manifeste pour dire non à l'impunité pour les responsables de tous ces crimes.
-En El Hoyo (2006) - Vies croisées d'ouvriers et de passants sur le chantier d'un pont du périphérique de Mexico. Un portrait du Mexique invisible.
-Fambul Tok (2012) - Le pouvoir du pardon en Sierra Leone, pour réconcilier agresseurs et victimes comme une seule et même famille.

jeudi 21 juin 2012

Fairtrade Electronic, de l'électronique vraiment responsable

Fairtrade Electronic est un projet collaboratif, initié par l'ingénieur culturel Morgan Segui. L'idée est de développer du matériel électronique éco-responsable et équitable.
En effet, alors que les équipements électriques et électroniques font partie des outils avec lesquels nous construisons le monde aujourd'hui (et parfois pour des buts éthiques), ces technologies là ont un très fort impact environnemental et social (dégâts écologiques et humains de l'industrie minière, matériaux toxiques, polluants ou non recyclables, etc).
Le projet est donc d'organiser entièrement une filière électronique alternative, avec tous les défis et innovations que cela implique.
Le premier projet de Fairtrade Electronic est une LED :
"Nous commencerons par la Diode Electro-Luminescente (LED) Symbole de l’efficacité énergétique, on la retrouve dans les lampadaires des eco-quartiers, elle est présente dans de très nombreux projets humanitaires de développement, jumelées à des panneaux solaires, elle éclaire la nuit des pays émergents. Les enfants peuvent étudier à la nuit tombée, les agriculteurs peuvent soigner une bête malade ou moissonner dans la fraîcheur de la nuit."
Fairtrade Electronics le choix de l'open-source (pas de brevet), et son usine s'inspirera des FabLab et leurs fameuses imprimantes 3D.
Assistons-nous à l'émergence d'une nouvelle industrie ? Coopérative, libre de droits, basée sur des échanges commerciaux équitables, des démarches écologiques et et facilement reproductibles, au bénéfice de toute la communauté humaine ?


Je vous invite à visiter le site de Fairtrade Electronic, détaillant bien le LED Project. Et bien sûr, si vous voulez collaborer à ce beau projet technique et humain, n'hésitez pas à rejoindre le collectif !


A lire également, un bon article sur le blog Même pas mal! de Anne-Sophie Novel.

lundi 28 novembre 2011

Des documentaires pour savoir et comprendre - 06

Voici une nouvelle brochette de 16 documentaires à découvrir, avec les liens directs vers les bande-annonces et infos supplémentaires. Comme toujours les sujets sont très variés et riches, à l'image du monde...
Pour afficher l'ensemble de mes sélections de docu, cliquez ICI.

-Food Matters (2008) - "Nous sommes ce que nous mangeons"... ou : le rôle de l'alimentation dans notre santé.
-En mode mineur (2010) - La disparition de l'agriculture paysanne en Amérique Latine sous la contrainte des mécanismes économiques et politiques.
-Newen Mapuche (2010) - La réalisatrice Elena Varela a suivi pendant 6 ans la lutte méconnue des Mapuches (Chili) pour leur droit à la terre.
-Flores en el Desierto (2009) - La culture Wixárika (Mexique) nous transmet ses rites et sa cosmogonie.
-Gaza-strophe (2010) - L'espoir et l'incroyable force de vie des habitants de Gaza malgré l'interminable conflit avec Israël.
-The Last Mountain (2011) - Dans les Appalaches (USA), une montagne menacée d'être décapitée pour y extraire du charbon est défendue par un petit groupe de citoyens ordinaires. Une lutte symbole des enjeux complexes de la crise énergétique du 21e siècle.
-Enemies Of The People (2009) - Un journaliste enquête sur le génocide cambodgien et rencontre le numéro 2 des Khmers Rouges.
-Naqoyqatsi (2002) - Film-kaléidoscope vertigineux qui explore jusqu'à l'extrême l'idée que "la Vie est une Guerre." C'est le dernier film de la visionnaire trilogie "Qatsi" (Koyaanisqatsi, Powaqqatsi...)
-The Crisis of Civilization (2011) - Réflexion culturelle sur les multiples crises de notre civilisation.
-Manufacturing Consent - Noam Chomsky and the Media (1992) - Rencontres avec le philosophe Noam Chomsky sur la politique et la puissance des médias.
-Prêt à jeter (2010) - Excellent documentaire sur l'obsolescence programmée, ou comment faire tourner la roue de la consommation au dépend de la qualité et de l'environnement.
-Connected (2011) - Notre dépendance à la consommation et aux nouvelles technologies.
-RAS Nucléaire, rien à signaler (2009) - Un film qui donne la parole aux travailleurs du nucléaire.
-The City Dark (2011) - Réflexion autour de la disparition de la voûte céleste dans le halo des lumières urbaines.
-Water, le Pouvoir Secret de l'Eau (2011) - Les dernières compréhensions sur le mystérieux élément Eau, aussi bien sur le plan scientifique que sur le plan spirituel.
-Baraka (1992) - Puissant voyage visuel et musical à travers le monde, sa complexité, ses cultures et le grand cycle de l'existence. Un film majeur à voir et revoir.

lundi 24 octobre 2011

Comprendre l'argent, les banques, la finance, la dette

Nous sommes actuellement en pleine crise financière mondiale, et nombre d'entre nous ne savent pas comment fonctionne le système de la création monétaire, du crédit, des banques, qui pourtant conditionne lourdement le quotidien de la population.
Voici quelques documentaires très didactiques qui vous donneront les clés de compréhension de tout ce "bordel". Il est urgent qu'une masse critique de la population devienne consciente de ce qu'il se passe dans son dos. Nous sommes déjà en train de payer les abus de la finance et du capitalisme débridé, et cela continuera tant que nous l'accepterons.
Les Indignés d'OccupyWallStreet et partout à travers le monde ont choisi de se faire entendre publiquement pour dénoncer la folie du capitalisme. A propos, je vous donne le lien du blog du mouvement à Grenoble - OccupyGrenoble - où vous trouverez d'autres liens sur les raisons de s'indigner.
Voici les films, tous en français :
MONEY - Pourquoi le monde ne cesse de s'endetter

L'ARGENT DETTE (2 parties) - comprendre les origines de l'argent et pourquoi la dette ne peut qu'augmenter.

L'Argent Dette de Paul Grignon (FR intégral) par bankster2008

L'Argent Dette 2 : Promesses Chimériques 2010 FR... par bankster2008

DEBTOCRACY, comprendre la dette immorale de la Grèce (sous-titres FR à afficher)

Debtocracy International Version par BitsnBytes

lundi 17 octobre 2011

Occupy Wall Street et la révolution mondiale des indignés

Ce samedi 15 octobre a eu lieu dans le monde entier un mouvement citoyen sans précédent. Des centaines de milliers de gens - peut-être quelques millions - dans le monde étaient dans la rue pour exprimer l'indignation des peuples face à la folie du système politico-économico-financier.
Au printemps, los Indignados d'Espagne étaient déjà des dizaines de milliers dans leurs villes à exprimer leur ras-le-bol de la corruption et de l'injustice du système. Puis la Grèce, prise à la gorge par sa crise de la dette et les premières mesures d'austérité, a vu des rassemblements gigantesques dans Athènes. Du jamais vu. On a assisté à des rassemblements d'indignés un peu partout en Europe. En France, le mouvement bien que limité en nombre, a réussi à se faire connaître, créer un début de débat et un réel mouvement de réflexion citoyenne dans des dizaines de villes. Pendant l'été à travers le monde, les manifestations sont devenues tout simplement innombrables : au Chili pour une éducation accessible à tous, au Japon pour la fin du nucléaire, en Chine pour la liberté d'expression, au Mexique pour la fin du cercle vicieux de la violence, etc...
Nous voilà en Automne, et à un nouveau palier de puissance de la protestation, car Wall Street, le symbole suprême du grand capitalisme est désormais la cible d'une action populaire grandissante à New York, qui a commencé le 17 septembre et n'a pas l'air prête de s'arrêter ! Comme en Espagne au début de l'année, des milliers de gens sont rassemblés chaque jour sur une place et dans les rues, et des centaines d'entre eux campent carrément, à deux pas de Wall Street. Ce mouvement nommé Occupy Wall Street a déjà reçu de nombreux soutiens de célébrités (Michael Moore, Naomi Klein, Noam Chomsky, Salman Rushdie, Joseph Stiglitz, Al Gore, Julian Assange de Wikileaks, le philosophe Slavoj Žižek et les acteurs Tim Robbins et Susan Sarandon).
Je vous conseille le visionnage de 3 VIDEOS qui donnent une bonne idée de l'ampleur et de la beauté de ce qu'il se passe là-bas à Manhattan :
Right Here All Over
Consensus (Direct Democracy)
We The People Have Found Our Voice
De nombreuses autres villes des Etats-Unis sont elles aussi occupées. Le mot "Occupy" est devenu en un mois le mot-clé partout aux USA et dans le monde : Occupy London, Occupy Sydney, Occupy France...
A New York, les manifestants/campeurs ont créé un journal du mouvement : "The Occupied Wall Street Journal"

Maintenant que la mobilisation est clairement mondiale et touche même l'empire américain en son sein, il est frappant de constater le silence des médias. Les médias, surtout les plus gros, ne font pas leur travail d'information. De la grande journée du 15 octobre, soit ils n'ont rien dit, soit ils insistaient sur le fait qu'à Rome il y a eu des violences.
Sur le comportement des médias face à l'événement du 15 octobre, voici le lien vers un excellent petit article écrit sur ActuaLutte par un indigné grenoblois : Comment les médias ont minimisé une mobilisation jamais vue dans toute l’histoire de l’humanité.

Je suis personnellement indigné et très inquiet de ce pouvoir qu'ont les médias d'informer ou non la population. Ils ne sont pas disposés à nous fournir des informations qui puissent nous amener à remettre en question le système en l'état ou développer une conscience de liberté citoyenne. S'ils veulent nous gaver le cerveau non-stop pendant 2 mois avec l'affaire DSK, avec les primaires socialistes ou avec l'actualité sportive, ils le peuvent, et le font jusqu'à l'absurdité la plus totale, libres d'abuser de leur pouvoir d’Audimat. Il suffit d'écouter France Inter au fil d'une semaine pour s'en apercevoir. A ce stade là, ce n'est plus de l'information, c'est de la désinformation, car c'est occulter des pans entiers de l'actualité du monde, et c'est aussi grossir considérablement l'importance de sujets qui n'en ont pas vraiment. L'affaire DSK est un exemple frappant de l'acharnement des médias sur un sujet qui cache tous les autres.
Le silence, l'info choc ou le gavage, voilà comment les grands médias fonctionnent.
Les grands compagnies de média (presse, radio, TV) appartiennent aux mêmes personnes qui veulent garder le pouvoir politique et économique. Ces gens n'ont aucun intérêt à ce que le peuple prenne conscience et se soulève, donc moins ils informent le peuple, ou plus mal ils l'informent, plus ils s'assurent de sa docilité.

Ainsi va le monde, mais plus pour longtemps.
Cette révolution des peuples qui est en marche en silence et dans la non-violence va continuer à grandir et inonder Internet et le bouche à oreille, tous ces territoires de l'information où les grands médias n'ont pas prise.
Il est remarquable que nous soyons à l'ère de Wikileaks. L'information ignorée, cachée ou désinformée, c'est aujourd'hui le nerf de la guerre, plus encore que l'argent. Ceux qui détiennent l'information ont le pouvoir de former l'opinion de la population, le pouvoir de nous faire pencher dans un sens ou dans l'autre, de nous faire accepter l'utilité d'une guerre (Irak, Afghanistan, Libye, bientôt Iran ?...) ou nous saturer le cerveau avec un flot ininterrompu de scoops et de speechs répétés en boucle.
Finissons-en avec ces bêtises. Réveillons tous notre pouvoir individuel, notre courage d'individus libres et prenons notre destin en main ! Le système est obsolète, il a besoin de nous pour changer. Les 1% qui ont le pouvoir ne sont pas ceux qui changeront le système. C'est à nous les 99% que revient ce rôle d'évolution du monde. C'est pour cela que les indignés sont dans la rue, c'est pour cela qu'un campement s'est installé dans New York. C'est l'heure de changer le système, et nous sommes tous invités à participer.

Vous qui me lisez, parlez-en autour de vous, diffusez dans vos e-mails, sur Facebook, sur Twitter... Ne laissons pas les médias nous ramollir le cerveau ! Inondons le web de ce souffle populaire dont le monde a tant besoin !
SOYONS LES DIFFUSEURS DE L'INFORMATION !



samedi 17 septembre 2011

Des documentaires pour savoir et comprendre - 05

Une nouvelle collection de 16 documentaires à découvrir. Cliquez ici pour afficher les sélections précédentes.
Parmi les thèmes forts de ces films : la transition et la résilience, 2 mots-clés du temps présent, avec toutes ces crises qui nous tombent sur la gueule à échelle locale ou globale. S'il ne fallait garder qu'un seul de ces films, je choisirais The Economics of Happiness, synthèse très pertinente des solutions d'avenir au niveau mondial.
Allez c'est parti !

-Cultures en transition (2011) - La transition énergétique et économique est possible. La preuve avec des exemples concrets de permaculture à travers le monde.
-The Age of Stupid (2009) - Docu-fiction concept où un homme vivant dans le monde dévasté de 2055 se demande pourquoi nous n'avons pas agi à temps.
-Who Killed The Electric Car ? (2006) - Qui n'avait pas intérêt à ce que la voiture électrique aie du succès ? Enquête dans les rouages de l'industrie auto.
-Taking Root - The Vision of Wangari Maathai (2008) - L'histoire de la célèbre prix Nobel de la paix qui plante des arbres et consacre sa vie à défendre l'environnement, les droits humains et la démocratie.
-Yasuni - Two Seconds of Life (2010) - L'histoire du projet pionnier "Parc Yasuni" en Equateur : une forêt exceptionnellement riche à protéger contre les intérêts pétroliers internationaux.
-Children of the Amazon (2008) - Denise Zmekhol a photographié des enfants autochtones au cœur de l'Amazonie. Elle retourne là-bas 15 ans plus tard et retrouve les enfants devenus grands dans le monde d'aujourd'hui.
-Sun Come Up (2011) - Les îles Carteret sont en train de disparaître à cause du changement climatique, et leurs habitants obligés de déménager, devenant réfugiés climatiques.
-Tous les jours la nuit (2010) - La vie des travailleurs des ténèbres dans les mines de Bolivie. Documentaire du photographe Jean-Claude Wicky.
-Rehje (2009) - Après 40 ans passés à Mexico City, Antonia retourne dans son village d'origine et le découvre bien changé, à commencer par la crise de l'eau...
-Le business de l'or au Guatemala (2009) - Résistance des communautés indigènes et notamment des femmes au Guatemala face aux transnationales d'extraction de l'or.
-Santiago tiene una pena (2008) - Santiago du Chili à travers le quotidien des musiciens de la rue.
-Debtocracy (2011) - Pour comprendre la crise de la dette en Grèce. Documentaire distribué en open source et donc visible gratuitement en ligne.
-The Economics of Happiness (2010) - L'avenir du monde est dans une organisation locale et responsable de l'économie.
-Interno (2010) - A la prison de Atlacholoaya (Mexique) les addictions des détenus sont traitées de façon alternative, à travers la pratique du yoga.
-Matter of Heart (1986) - La vie et l’œuvre visionnaire de Carl Gustav Jung, l'un des plus grands explorateurs des tréfonds de l'inconscient.
-Something Unknown Is Doing We Don't Know What (2009) - Enquête sur l'état actuel de nos connaissances scientifiques sur les phénomènes psy paranormaux, ou "parapsychologie".

vendredi 29 juillet 2011

L'avenir du monde de l'entreprise

Sur ce blog, je n'ai pas pour habitude de parler business et management ! Il faut dire que ces 2 mots riment plus souvent avec capitalisme et formatage mental qu'avec écologie et épanouissement humain.
Et pourtant, il existe des entreprises qui parviennent à élever l'intelligence collective, éveiller et stimuler le potentiel de chaque membre de l'équipe et donner du sens à la production tout en étant viables. Les défis sociaux, économiques environnementaux d'aujourd'hui obligent le monde du travail à se réinventer, et nous avons besoin de tels modèles pour nous inspirer. Alors voici 3 livres sur l'entrepreneuriat du futur.
Let My People Go Surfing (Yvon Chouinard)
Le fondateur et gérant de Patagonia raconte l'aventure de son entreprise, où la liberté de temps libre est considérée comme stimulante pour l'employé et pour la boîte, tant que les missions sont accomplies. D'où le titre du livre, sur la liberté d'aller surfer aux heures de boulot s'il y a de bonnes vagues ! (voir aussi une conférence de cet homme qui n'a jamais souhaité être businessman)
Einstein's Business : Engaging Soul Imagination And Excellence In The Workplace
Ouvrage collectif où entrepreneurs, penseurs et spécialistes de l'épanouissement humain exposent l'avenir du travail en s'inspirant de l'esprit hyper créatif, stimulant et ingénieux d'Albert Einstein. Ouvrage majeur pour dépoussiérer le monde du travail une bonne fois pour toute.
The Blue Economy (Gunter Pauli)
Exposé des innovations industrielles et managériales imaginées par la fondation ZERI dédiée à l'harmonisation du projet d'entreprise, des ressources locales et de l'équilibre humain, dans une approche éco-systémique où tout déchet est une ressource à valoriser.
A bon entrepreneur salut !

lundi 31 janvier 2011

Pour un usage intelligent de la finance

Dans le paysage banquier et financier français, assez peu de gens ont connaissance de l'organisme financier le plus éthique que nous ayons à disposition chez nous : la Nef.
Née association en 1979 puis devenue coopérative en 1988, c'est une structure de finances solidaires, célèbre notamment par la transparence intégrale de ses ressources. Le rôle de la Nef est de mettre l'argent des épargnants au service du développement de projets d'entreprises ou d'associations à but social ou environnemental.
A la Nef, vous pouvez être sociétaire, épargner ou emprunter. Il est également possible d'ouvrir un compte courant chèque (hébergé chez leur partenaire Crédit Coopératif, puisque la Nef n'a pas l'agrément "banque"). Le siège de la Nef est à Villeurbanne (69), et vous ne trouverez pas d'agences Nef autour de vous. Par contre, des groupes locaux de sociétaires sont constitués partout en France et forment un relai local ouvert, un vrai tissu de relations humaines, pour une autre relation à l'argent et au système financier.
En tout cas, bénéficier des services de la Nef et la soutenir, c'est très simple. Un petit coup de fil répondra à toutes vos questions. En ce qui me concerne, je suis pour le moment sociétaire.
Pour ceux qui aimeraient voir grandir l'initiative éthique de la Nef, sachez que cette bien inspirée coopérative travaille actuellement à la création d'une Banque Ethique Européenne, en coopération avec d'autres structures financières solidaires d'Europe (dont une banque italienne). S'ils parviennent à franchir tous les obstacles juridiques et politiques qui se présentent, cette future "B.E.E." pourrait bien être lancée d'ici 2 ans.

Pour en savoir plus :
Le site de la Nef
Article Wikipedia sur la Nef

mercredi 10 novembre 2010

Les retraites, un trésor impensé

Pour ce billet, j'ai copié le titre d'un article de Bernard Friot dans Le Monde Diplomatique de septembre.
Bernard Friot, économiste et sociologue, a été l'invité de l'émission de Daniel Mermet Là-bas si j'y suis, sur France Inter, le 23 juin dernier, pour parler de la question des retraites.
L'émission est en écoute libre à cette adresse.
Friot nous aide à comprendre que les retraites ne sont pas un problème, comme on veut nous le faire croire, mais sont au contraire un outil social et économique très intéressant et bien plus sain financièrement qu'on ne le pense, qui devrait nous inspirer pour redonner vie au monde du travail. Ses explications sont très claires, et sa vision, rafraichissante et positive, loin des discours pessimistes ambiants.

Dans la continuité, je vous invite à regarder un petit show pédagogique par deux comédiens du "Pavé", expliquant la question des retraites en se basant sur Friot. C'est pas long et ça en dit long ! 1ère partie et 2e partie.

Je termine ce billet avec les dernières mots de Friot chez Mermet :
« Nous avons des tremplins énormes. Ces tremplins, il s'agit de les prolonger. C'est ça être révolutionnaire : c'est voir ce qu'il y a de subversif dans la réalité actuelle, non pas la chercher je ne sais trop où, dans un ailleurs qui n'existe pas. Ce n'est pas faire un pas de côté dans l'utopie (l'utopie est toujours en retard sur la réalité), c'est prolonger ce qu'il y a déjà, de neuf, de vivant, dans le réel. Sortir du discours misérabiliste, sortir du discours mortifère. Il faut sortir de cet incroyable défaitisme collectif, et pour cela, mettre en valeur ce qui est déjà expérimenté avec succès. »

samedi 12 juin 2010

Des documentaires pour savoir et comprendre - 01

Je suis un grand amateur de documentaires, et ces derniers fleurissent ces dernières années, sur des sujets passionnants et rarement abordés dans les médias. Certains sont sortis discrètement au cinéma, d'autres directement à la TV ou en DVD, mais en cherchant bien, il y a moyen de se procurer même les plus rares.
Voici une sélection personnelle, avec le lien vers les bande-annonces :

-The Corporation (2003) - Exploration du monde des multinationales et leur pouvoir démesuré.
-The End of Suburbia (2004) - La folie de la civilisation de la voiture sur le territoire US.
-The Unforeseen (2007) - Face à face entre l'étalement urbain poussé par les promoteurs, et la valeur irremplaçable de sites naturels aux Etats-Unis.
-The Cove (2009) - Une courageuse équipe d'écologistes têtes brûlées s'oppose à un vaste massacre de dauphins dans une baie du Japon.
-La Fin de la Pauvreté ?, de Philippe Diaz (2009) - Comment se fait-il que dans les pays qui s'enrichissent il y ait de plus en plus de pauvres ? Enquête.
-Nouvel Ordre Mondial (quelque part en Afrique), de Philippe Diaz (2001) - Enquête sur le contexte économique, politique et médiatique des massacres en Sierra Leone.
-We Feed The World (2005) - L'état désastreux de l'agriculture dans la mondialisation, et la faim dans le monde.
-Notre Pain Quotidien (2007) - La réalité froide de l'agriculture intensive. Sans commentaire ni musique. Vertigineux.
-Le Cycle Idiot (2009) - Cancer et compagnies pharmaceutiques, une triste histoire de business.
-El Ejido, la loi du profit (2008)- Les inhumaines conditions de travail dans les serres de culture intensive d'Almeria, fournissant fruits et légumes toute l'année pour l'Europe entière.
-La Marche des Gueux (2008) - La force libératrice de la non-violence en Inde, à travers une marche de 25 000 personnes.
-La Vida Loca, de Christian Poveda (2009) - Plongée au cœur des gangs violents du Salvador. Le réalisateur y a laissé sa vie.
-The Coca-Cola Case (2009) - Enquête sur le meurtre de syndicalistes ouvriers de Coca-Cola en Colombie.
-Témoin Indésirable, de Juan José Lozano (2008) - Le combat quotidien d'un journaliste colombien décidé à montrer la dure réalité de la violence dans son pays.
-Pecados de Mi Padre (2009) - Le chemin du fils d'Escobar, plus grand caïd de l'histoire de la Colombie, pour demander pardon aux victimes de son père.
-Au delà de la haine (2005) - En France, les parents d'un jeune homosexuel tué gratuitement, choisissent le pardon plutôt que la haine.

lundi 31 mai 2010

A grand coup de pinceau

Les Casseurs de Pub nous ont sorti quelques idées visuelles franchement fameuses, notamment cette affiche de propagande détournée, résumant bien l'esprit du "greenwashing", écologie de façade, pratiquée intensivement par moultes entreprises aujourd'hui.
Eh oui, depuis qu'on a dit qu'il fallait faire gaffe à la planète, tout d'un coup, tout le monde est écolo ! Et on peut peindre en vert tout ce qu'on veut, c'est génial !

D'ailleurs voici un bon diaporama à voir en ligne, de 18 exemples de pubs greenwashing, assez effarantes.
En résumé : Oui, on se fout vraiment de votre gueule.
Un essai vient d'ailleurs de paraître sur ce sujet : Ecoblanchiment - Quand les 4x4 sauvent la planète.
Très bon titre...

Bon, et comme critiquer ne suffit pas à faire avancer les choses, j'invite quiconque ne l'a pas encore vu, à aller voir Solutions Locales pour un Désordre Global, documentaire tout frais de Coline Serreau sur la situation de l'agriculture dans le monde. On y parle des problèmes, mais surtout des solutions, et des gens engagés qui y travaillent. Panorama plutôt encourageant, de mon point de vue.

samedi 19 septembre 2009

Zero Emission Research and Initiatives

ZERI est une fondation internationale se consacrant au développement de projets innovants et très ambitieux sur le plan écologique.
Son fondateur, Gunter Pauli est devenu célèbre pour ses conférences provocatrices et foisonnantes d'idées innovantes inspirées des systèmes de la Nature. Pour lui, "il ne faut pas moins polluer, il faut arrêter de polluer", et prendre exemple sur l'intelligence de la Nature, qui ne produit aucun déchet ni pollution. Tout y est utilisé, dans un système en cycle.
ZERI s'est fait remarquer en 2000 à l'Expo Universelle d'Hanovre avec le beau pavillon en bambou Guadua conçu par le colombien Simon Velez. L'objectif de ce pavillon (aujourd'hui visible à Manizales, Colombie) était de démontrer les performances du bambou en architecture, et de changer son image de "matériau du pauvre". En Colombie également, la fondation a créé un centre d'expérimentations écologiques, Las Gaviotas, qui s'active à reforester une immense région désertifiée de l'Orinoco, avec d'exceptionnels résulats en biodiversité et regénération du sol.
ZERI a aussi lancé des systèmes de production innovants aux îles Fiji, en Suède, au Japon, en Namibie, en Allemagne...
A quand en France ?!!
Partant du principe que l'innovation nécessite le savoir et que les enfants sont l'avenir, Pauli a imaginé des contes pour leur expliquer sans jargon scientifique l'intelligence de la Nature qui doit être notre source permanente d'inspiration.
Pour découvrir plus en détail tout cela :
Une excellente conférence (en anglais) de Gunter Pauli en 2009
Une autre conférence (en français) à HEC en 2008.
Et bien sûr, vous pouvez visiter le site de la fondation, et le site de ZERI Eje Cafetero (Colombie).

vendredi 29 mai 2009

Le Bonheur National Brut

Le Bhoutan est un tout petit royaume bouddhiste situé entre l'Inde et la Chine. Un pays dont on entend à peu près jamais parler, mais qui a pourtant su se faire remarquer au niveau international dès les années 70, en utilisant comme indicateur de développement, le Bonheur National Brut. Au Bhoutan actuellement, on pense que le BNB pourrait être un outil utile pour sortir de la crise financière, tant il prend en compte bien plus que la croissance économique : l'éducation, la culture, la santé, l'état de l'environnement...
Certes, il s'agit d'un petit pays (à peine plus de 2 millions d'habitants) et il ne s'est ouvert que récemment à la mondialisation, mais il est possible que le BNB puisse s'appliquer fort bien dans le reste du monde. Quel peut bien être le bonheur intérieur brut de la France ?... Plutôt excellent ? Plutôt catastrophique ?...
Cette alternative au PIB a sûrement de l'avenir, car elle tient finalement du bon sens. Idem pour l'annulation de la dette du tiers-monde. La domination du fric et les schémas de pensée conservateurs nous empêchent encore de faire ces grands pas, mais plus pour longtemps... Il y a une volonté d'humanisme qui grandit aujourd'hui dans le monde, et rien ne l'arrêtera.

A lire sur le sujet :
Le pays du Bonheur National Brut (La Dépêche)
Le Bhoutan vante le Bonheur National Brut (Nouvel Obs)
Le Bhoutan (site Encyclopédie de l'Agora)

dimanche 5 avril 2009

Voix Libres, solidarité en Bolivie






J'ai découvert il y a deux ans l'impressionnant travail de Voix Libres, association internationale fondée par Marianne Sebastien en 1993. Voix Libres est consacrée à libérer les enfants boliviens de la situation infernale qu'ils vivent dans les mines, les tas d'ordures ou dans les bas-fonds de villes comme La Paz. Beaucoup d'enfants sont là-bas livrés à eux-mêmes et victimes d'exclusion, de violence, et vivent dans des conditions plus que misérables.
L'association aide les enfants (mais aussi les femmes et les hommes) à sortir du cercle vicieux et à réussir une résilience, jusqu'à devenir des "leaders" locaux, souvent déterminés à aider d'autres à s'en sortir à leur tour.
Les projets et actions en Bolivie sont choisis et dirigés par les boliviens eux-mêmes, évitant le système humanitaire, trop souvent déconnecté des premiers concernés. Des structures éducatives, agricoles et artisanales sont créées, et un commerce équitable est organisé, bénéficiant intégralement aux projets socio-éducatifs en Bolivie.
Enfin, Voix Libres (sous l'impulsion de Marianne Sébastien qui est cantatrice) utilise le chant en groupe comme libérateur de voix après des années de souffrance et de honte, sur des chansons inspirantes comme celles de l'argentine Mercedes Sosa.

Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le très coloré site de Voix Libres.
L'association est d'origine suisse, mais il y a une dynamique antenne française à Strasbourg. J'en profite pour saluer l'équipe !

mercredi 31 décembre 2008

Pour quoi travaillons nous ?

Un ami me disait récemment : « Il n'y a aucune honte à être au chômage, parce qu'on est disponible pour enfin réaliser des projets importants. C'est grâce au chômage que nombre de mes amis ont pu faire les meilleures choses. Ils avaient du temps et l'esprit libre. »

Je suis au chômage actuellement.
Je suis loin d'être le seul de mon entourage à être ainsi sans emploi, et je constate effectivement la valeur de ce temps qui nous est donné et à quel point il peut nous être utile, à tous (à condition de bien s'en servir, bien sûr.)
Je ne suis pas en train de dire que tout le monde doit cesser de travailler ! Le travail est un des piliers de la société humaine. Et je ne compte pas rester longtemps sans emploi.

Mais regardons un peu la situation actuelle :
Le monde est secoué depuis des mois (et pour combien de temps encore...) par une énorme crise financière et économique. Le pouvoir de l'argent est en question, des banques et des entreprises s'effondrent, des dettes colossales se creusent, des emplois disparaissent en masse, et en même temps, des centaines de milliards sont sortis pour panser les hémorragies bancaires. Il n'y a pas un jour sans une nouvelle secousse du système économique.
C'est simple : le système doit être fondamentalement repensé, car il n'est plus viable.

Et alors que cette crise gonfle démesurément, combien d'entre nous sont encore la tête dans le guidon du travail ? Combien s'appliquent à concrétiser l'adage de notre président : « Travailler plus pour gagner plus » ?
L'augmentation du pouvoir d'achat ne peut pas être un projet de société. Et pourtant, c'est tout ce que la politique en place nous propose (à droite comme à gauche). L'obsession de la croissance, encore et encore. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On obéit ? On se résigne ?
Dans un monde en crise, continuer toutes les activités comme avant, comme si de rien n'était, c'est comme rester dans une maison en train de brûler.

Pour revenir sur le chômage, je veux simplement dire que le discours qui consiste à voir les sans-emploi comme des poids pour la société, est complètement « à côté de la plaque » des problèmes actuels.
Je pense que la société a profondément besoin de respirations et ne doit pas craindre que les citoyens puissent passer par des périodes apparemment « vides », mais en fait très saines, pour donner un minimum de recul vis-à-vis de la marche générale. Et je le répète, ces temps libres permettent souvent de faire ce que l'on a jamais eu le temps de faire. Et ça, c'est d'intérêt public.
Vouloir favoriser le travail le dimanche va dans le sens d'une omniprésence du travail, d'une perte de respiration sociale, et ça ne risque pas de faire retomber le stress ambiant, déjà augmenté par la crise.
Avoir du temps, c'est pouvoir se consacrer à des projets personnels, mais cela permet aussi à des associations ou des œuvres bénévoles d'exister. Et dans quel état serait la France sans ses associations et toutes ses actions à but non lucratif ? Est-ce qu'une augmentation du pouvoir d'achat peut remplacer tout cela ?

Alors, avec la crise économique qui vient de s'ajouter à la crise écologique, l'année 2009 ne peut pas commencer comme les autres.
Je crois que la crise est une invitation à réinventer le travail et notre rapport à l'argent. Que l'argent cesse d'avoir tant d'importance dans nos vies et que l'on travaille enfin en coopération pour les valeurs premières que sont le bien commun, la santé et l'environnement.

Je souhaite qu'en 2009 nous posions les premières pierres d'un vrai projet de société. Quelque chose comme :
Travailler mieux pour vivre plus.


Quelques liens utiles sur l'économie sociale et solidaire :
-les entreprises coopératives
-les Systèmes d'Echange Locaux (SEL)
-la monnaie SOL, système d'échanges complémentaires
-les logiciels libres
-les AMAP

mardi 16 décembre 2008

Discours d'Evo Morales à l'ONU

Le 24 septembre 2007, le président bolivien Evo Morales a prononcé un discours exemplaire devant l'ONU (à lire ici en français), demandant en substance, la décroissance des pays riches, seul moyen d'éviter une catastrophe écologique globale.
Pour ceux qui n'ont pas encore entendu parler d'Evo Morales, sachez que c'est le premier président d'origine autochtone en Bolivie, et qu'il mène un impressionnant travail de fond pour en finir avec la domination du capitalisme sur le peuple bolivien. Il a notamment nationalisé les ressources naturelles, coupant l'herbe sous les pieds des multinationales minières, et affichant sa détermination d'homme libre. Et le combat actuel que mène son gouvernement est d'arriver à faire passer une nouvelle constitution, respectueuse des racines du pays, et forcément rejetée par la droite locale, héritière du colonialisme qui bloque le développement humain de la Bolivie depuis des siècles.
Souhaitons courage à Evo Morales et au peuple bolivien pour mener à bien cette brillante révolution démocratique.
Et comme il disent dans la Décroissance à propos de ce grand président :
"On en voudrait bien un comme ça."

Prophétie...

"Quand le dernier arbre aura été coupé,
quand la dernière rivière sera polluée
et quand le dernier poisson aura été empoisonné,
alors seulement vous comprendrez que l'argent ne se mange pas."



Prophétie d'un indien Cree

(photo : jeune aborigène devant Uluru, Australie - Ludovic Celle)

mardi 23 septembre 2008

De la lecture intelligente

Je conseille vivement le dernier hors-série du journal Politis. Des articles lucides sur les alternatives économiques, politiques et sociales, et des interviews inspirantes (François Plassard, Latouche...).
L'hebdomadaire Politis est vraiment de grande qualité et mérite d'être soutenu. Alors voilà, je leur fais un peu de pub ! Leur site.