Affichage des articles dont le libellé est réflexion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est réflexion. Afficher tous les articles

dimanche 1 janvier 2012

Nous sommes tous des enfants blessés

Voici une réflexion personnelle que je souhaite partager à l'occasion de l'entrée dans l'année 2012.

Il y a deux ans, j'ai lu « Quand la conscience s'éveille » de Anthony de Mello. Ce livre simple et puissant m'a beaucoup fait avancer intérieurement.
Si je devais ne garder qu'une seule phrase de cet ouvrage, ce serait celle-ci :
« Il n'y a pas un seul mal en ce monde qui ne puisse être assimilé à la peur. Pas un seul. »

La haine et la violence sont le résultat de la peur. On dit aussi : « la violence, c'est de la faiblesse camouflée en force ». Une personne qui vous agresse est en fait une personne qui a peur.
La question qui m'intéresse, est celle-ci : Quelle attitude avoir devant la violence et la haine ? Quelle attitude est la plus à même de faire évoluer le mal vers le bien ?

Prenons l'exemple du racisme. En France, surtout maintenant en 2012 avec les élections présidentielles, on s'inquiète beaucoup du succès du Front National.
Quelle est l'attitude de la plupart d'entre nous face à la xénophobie véhiculée par ce parti politique ? Nos réactions les plus courantes sont : le rejet, la fermeture au dialogue, la censure, l'insulte, et parfois même la haine. La haine de la haine...
Mais que veut-on au fond ? Voulons-nous que la xénophobie disparaisse ? Voulons-nous que les racistes cessent d'être racistes ? Voulons-nous les convaincre qu'ils ont tort ?
Si nous voulons que les racistes changent en bien, alors les détester ou les rejeter en bloc est bien la dernière chose à faire !
Avez-vous vu déjà quelqu'un évoluer en bien parce qu'on l'a détesté ?
Avez-vous déjà eu envie de rejoindre l'opinion de quelqu'un qui vous déteste et vous rejette ?

Si nous voulons voir disparaître la haine, ne la haïssons pas, mais comprenons-là.
Comprendre la haine ou la violence ne veut pas dire l'accepter, cela veut dire voir son origine et reconnaître la faiblesse profonde chez la personne haineuse ou violente.
Qu'a vécu cette personne pour en arriver là ? C'est cela qui compte profondément. Si on ne s'intéresse pas à la racine, on ne change rien du tout.

Quand j'écoute Marine Le Pen, je m'applique à visualiser le chemin qu'elle a vécu pour en arriver à cette vision naïve et limitée du monde. Au lieu de l'insulter devant ma radio, au lieu de la détester, je me rappelle qu'elle est comme tout le monde un être humain et que son rapport au monde d'aujourd'hui est le résultat de ce qu'elle a vécu avant.
Et c'est notre lot à tous.
Nous sommes tous des enfants blessés.
Avoir manqué de contact physique chaleureux ou manqué d'amour, avoir été abusé, avoir été rabaissé et insulté toute son enfance, avoir grandit dans le stress et l'autorité, avoir perdu un parent, avoir été agressé, ou avoir été éduqué dans la méfiance et la peur de l'autre... Tant de possibles marques profondes chez l'enfant qui définiront ce qu'il sera une fois adulte.

Je reprend l'exemple d'une personne raciste : de quoi cette personne a t-elle profondément peur ?
A t-elle peur de l'inconnu et des étrangers parce qu'on lui a appris à s'en méfier ?
A t-elle peur du changement car elle a été traumatisée par certains changements dans son enfance ?
A t-elle peur d'être envahie et de disparaître parce qu'enfant elle n'avait pas d'espace pour s'épanouir ou n'a pas pu exprimer son identité à cause des autres ?
Si de telles blessures ne sont pas comprises et apaisées, la personne entretient un schéma émotionnel qui la pousse à un comportement de fermeture, et éventuellement à la xénophobie.
Là je parle du racisme, mais l'on peut faire une analyse équivalente sur le mensonge, la manipulation, la malhonnêteté, la domination par la violence physique et psychologique, etc. Tout ceci n'est finalement qu'un système de défense d'un ego qui a peur.

Même le pire des salauds sur cette planète est au fond de lui un enfant blessé, un enfant qui a peur de mourir, peur de ne pas être aimé ou peur de perdre quelque chose.
On peut choisir de le détester et de l'insulter pour le mal qu'il fait, mais ça n'améliorera pas la situation.
Ou on peut reconnaître l'enfant blessé en lui et prendre conscience qu'il pourra changer plus facilement s'il se sent compris et accueilli malgré ses actes (pour lesquels bien sûr justice doit être faite).

Tout est dans notre attitude, dans notre façon d'être.
Faites l'expérience avec les personnes que vous détestez : que ce soit Sarkozy, Jean-Marie Le Pen, Khadafi, Bachar El Assad, un voisin ou bien un membre de votre famille qui vous pose problème... Changez votre rejet par la compréhension de ses peurs d'enfant blessé.
Vous aurez peut-être l'impression que ça ne change rien du tout, mais en fait ça change tout.
Si je choisis de comprendre les peurs de Nicolas Sarkozy, par exemple, ça ne m'empêche pas pour autant de ne pas être d'accord avec lui ! Je deviens simplement conscient des racines de son comportement, et ne dépense plus d'énergie à le détester car je comprends que ça ne sert à rien. Cette prise de conscience amène le calme mental et émotionnel.
À partir de là, on peut avancer de façon constructive.

Quand nous serons des millions à reconnaître l'enfant blessé qui se cache derrière la violence et la haine, la paix mondiale sera à portée de main.


A lire également sur ce sujet :
-Citations d'Anthony de Mello
-La communication consciente, par Marshall Rosenberg

samedi 10 septembre 2011

Le Livre Rouge de C.G.Jung

Quand on pense psychanalyse, on pense tout de suite à Freud ou Lacan. Moins souvent cité que ces 2 grandes figures, Carl Gustav Jung (1875-1961) est pourtant un explorateur et théoricien majeur de l'inconscient. D'abord disciple de Sigmund Freud, Jung a pris un chemin différent à partir de 1911, s'intéressant particulièrement à l'origine des religions, des mythologies et des symboles et étudiant également l'alchimie et y trouvant nombre de connexions avec l'observation de l'inconscient. Ce profond intérêt pour les religions et l'univers ésotérique l'a d'ailleurs décrédibilisé vis-à-vis des psychanalystes. Intéressant cependant ce que Jacques Lacan aurait dit de Jung : "Il a dit toute la vérité, c'est même son tort, il n'a dit que cela."
Père de la psychologie analytique, Jung est à l'origine de nombreux concepts tels que psyché (âme), animus et anima, l'inconscient collectif, le soi, les archétypes et les synchronicités.
La période de la vie de Jung la plus passionnante est sans doute celle de son introspection, vers 1913, pendant laquelle il fait l'expérience d'un flot intense de rêves et de visions l'amenant au plus profond de son inconscient. C'est à ce moment là qu'il couche sur le papier ce labyrinthique cheminement intérieur et ces visions, sous la forme d'un livre : Le Livre Rouge, ou Liber Novus (Livre Nouveau). Ecrit comme un ouvrage médiéval, en lettres gothiques et enluminures, ce journal d'exploration intérieur est devenu une véritable légende de la littérature, le livre ayant été longtemps gardé secret.
Il a été enfin édité en 2009 (et pour la première fois ce mois-ci en français) dans une édition massive fidèle au format original, qui permet de profiter dans les moindres détails des peintures symboliques fascinantes réalisées par Jung lui-même. Un véritable voyage iconographique dans le "mythe personnel" d'un chercheur/artiste à la recherche de son âme.
Pour plus d'infos sur le livre : cgjung.net
L'héritage de C.G.Jung est en fait considérable et largement continué aujourd'hui. Par exemple, Clarissa Pinkola Estés, auteur du fameux Femmes qui dansent avec les loups (1992), est une psychanalyste "jungienne" et est à l'origine de l'archétype de "femme sauvage."

Je pense que Jung, à l'instar de Rudolf Steiner, Nikola Tesla ou encore Viktor Schauberger fait partie de ces chercheurs qui ont osé explorer en profondeur les territoires les plus "étranges" de leur domaine d'étude, et qui nous ont laissé une œuvre à la limite de la science, encore bien incomprise, bousculant toujours plus notre vision de la part invisible du monde. Je crois que nous avons besoin de tels explorateurs.

lundi 30 mai 2011

L'Union fait la Force


A Grenoble, place Victor Hugo, chaque soir à 20h depuis le 20 mai, a lieu une assemblée citoyenne "révolutionnaire" (blog), dans la continuité du mouvement de fond Democracia Real Ya!, commencé en Espagne, en train de se répandre en France et ailleurs. (lien)
Voici une réflexion personnelle qui m'est venue aujourd'hui, après presque une semaine d'implication dans le mouvement :

Pourquoi suis-je là dehors dans la rue ?
Pourquoi ai-je envie de suivre le mouvement lancé par la « Révolution Espagnole » ?
J'ai fondamentalement envie d'un vrai grand pas évolutif dans la société. Je veux vivre dans un monde où les gens s'écoutent, prennent soin les uns des autres, et sachent se réunir pour le bien commun. Voilà mon rêve. Voir les images de ces places publiques dans le monde arabe et en Espagne, remplies de milliers de personnes unies par un rêve de changement de conscience, voir cela donne envie d'essayer chez soi.
Chez moi, c'est la France. Je ne sais pas de quoi la France est capable en terme de soulèvement citoyen, mais j'avoue avoir assez peu d'espoir. Et pourtant, j'ai envie d'essayer. Au cas où, on ne sait jamais.
Cela fait une semaine qu'à Grenoble un groupe motivé se réunit. On stagne entre 100 et 200 personnes. Et parfois nous sommes à peine 50. Bref, pas très impressionnant. Mais il y a eu de belles rencontres, de très belles expressions d'optimisme et de vie, et il est clair que cette expérience est déjà admirable et marquante. Je n'ai jamais fais ce que nous faisons là, et nous sommes nombreux dans ce cas. Prendre la rue, se réapproprier l'espace public, dialoguer avec le peuple, dans le peuple, pratiquer la démocratie dans une assemblée improvisée sur une place publique, c'est pas habituel. Surtout dans une société si individuelle.
Dans le monde actuel, ce qui m'inquiète le plus, c'est l'individualisme. Le concept de « bien commun » est étranger à l'homme individualiste. Nous qui nous réunissons, nous avons semble t-il un bien commun : le rêve. Nous rêvons, et nous tenons à nos rêves. Nous aimerions donner envie à tout le monde de rêver tout autant, et vivre le plaisir d'exprimer ses rêves.

Sur cette place et sur les autres, en France, en Espagne et ailleurs, on parle de changer le système, on critique banquiers et politiciens... Je commence à comprendre quelque chose : il faut aussi que le peuple évolue lui-même, apprenne à s'exprimer, à s'interconnecter, et à explorer tout ce qui n'est pas du ressort du système. Nous pouvons (et nous devons) demander un changement de système, mais nous devons aussi prendre conscience de notre rôle en tant qu'individu.
Le monde est ce que les gens en font. Nous sommes les gens. Nous devons changer, tout autant que le système.
C'est pour cela que ce que j’attends avant tout de ce mouvement « spontané », c'est la connexion entre nous tous, la démonstration éclatante de notre unité en tant que peuple.
Je n'attends pas de ce mouvement un programme politique, des idées de lois ou de réformes. Je ne doute pas de notre capacité à trouver des solutions politiques. Non, ce qui pour moi sera un événement exceptionnel, c'est quand nous serons non plus quelques dizaines sur les places françaises, mais des milliers, capables de se rencontrer, se relier, s'écouter et être simplement LÀ, solidaires.
Le système, ce n'est pas simplement les politiciens et les banquiers. Le système, c'est aussi cet engrenage interminable du métro boulot dodo, dont beaucoup sont l'esclave tout en l'acceptant. Incessant mécanisme qui garde la plupart d'entre nous indisponibles pour un soulèvement, aussi nécessaire puisse t-il être.
Si nous ne sommes pas des machines, prouvons-le : réunissons nous tous sur la place, entre êtres humains libres et pensants, souverains de leur avenir.
Faire réellement la démonstration de notre liberté et de notre capacité à ne faire qu'UN, cela sera réellement extraordinaire et constituera un message immense envoyé aux décideurs. Surtout à ceux qui aiment à nous opposer.
Il y a une différence entre un humain et un mouton, mais nous devons le montrer !

dimanche 8 mai 2011

"Love is the solution"

J'ai découvert tout récemment les actions subversives de la bande de Charlie Veitch (photo), The Love Police. Leur idée est d'aller parler à la population dans les rues de Londres ou de New York avec un haut-parleur, et mettre directement le pied dans le plat de la société de consommation et de l'état policier et déshumanisé, en parlant avec le coeur. Une approche pacifique, humoristique et efficace pour éveiller petit à petit les consciences.
Je vous laisse découvrir leur action à travers 2 séquences assez géniales :
-Vivre autre chose
-Tout va pour le mieux dans le métro de New-York

Et pour mieux comprendre l'approche de Charlie Veitch, voici son appel au réveil du peuple pour le 11 septembre 2011 - "la fin de la terreur".

mercredi 13 avril 2011

Reposons le monde : Méditons...

Avez-vous déjà essayé de méditer ?

C'est à la portée de tout le monde.
C'est une véritable hygiène mentale, un puissant moyen d'apaiser les tensions du corps, et à mon avis, un excellent moyen pour changer le monde en utilisant nos méconnues capacités intérieures.
Pas besoin d'avoir une religion ni d'avoir quelque croyances ou connaissances particulières. Tout cela n'est que bagage superficiel, comparé à la pureté de l'expérience intérieure que permet cette très simple pratique spirituelle ("de l'esprit").

Voici une base de méditation :
-Asseyez-vous (ou allongez-vous). Le confort est important. L'idée est de se détendre.
-Posez vos mains paumes vers le haut, complétement relaxées.
-Fermez les yeux
-Respirez doucement et profondément
-Prenez le temps de sentir chaque partie de votre corps, en commençant par les pieds, étape par étape, et en terminant sur le visage. Prenez conscience des ressentis ou tensions possibles.
-Si des pensées circulent dans votre tête, ce n'est pas grave. Laissez-les passer. La méditation est l'occasion de tout relâcher, de laisser tomber le contrôle mental et le jugement. Contentez-vous d'observer ce qui se passe.
-Souriez intérieurement et extérieurement, et profitez à chaque respiration de cet instant de détente que vous vous offrez...
-Allez aussi loin que vous le voulez, et n'hésitez pas à en faire une habitude quotidienne. On sent vite la différence.

Pour ceux qui veulent du concret, voici un article sur les résultats d'une étude scientifique constatant les effets de la méditation sur le cerveau. Passionnant.



(photo : extrait du film Baraka)

vendredi 9 juillet 2010

Comment changer le monde ?

On ne sait pas ce que sera le futur, mais nous pouvons tous parfois avoir un sentiment positif ou négatif concernant ce qui nous attend, à échelle personnelle ou globale. Je ne suis pas particulièrement optimiste pour cette année 2010, et pour la suite. Il me semble que nous vivons tous en ce moment une crise globale profonde, dont la plus grande part est invisible, intérieure à l'être humain. Je ne compte plus les gens qui sont remués intérieurement en ce moment.

Certains choisissent de se couper de l'actualité, trop souvent déprimante. Je fais partie de ceux qui suivent l'actualité, essaient de la comprendre, et en même temps, s'appliquent à ne pas se laisser affecter négativement.

Le monde est franchement devenu un beau bordel, chaque jour plus peuplé, pollué et consumé par la folie de la croissance. Pourtant, en se renseignant bien, on peut apprendre que dans le même temps, des processus de paix avancent, des pratiques écologiques se développent et se popularisent, que des solidarités durables rétablissent du lien entre des gens là où on y croyait plus...

Le positif semble avancer autant que le négatif. Le Yin et le Yang, précisément.

Ceci dit, nous sommes des humains, avec nos limites, nos sentiments, nos ressentis, et il nous arrive parfois de ne plus croire en l'avenir, de ne voir que de l'obscurité, et se retrouver submergé par la peur, le désespoir, la perte de foi en la Vie... Ces passages peuvent durer des mois.

Ce qui se produit dans ces moments difficiles, c'est un assombrissement intérieur.

La bonne nouvelle, c'est que la solution se trouve aussi à l'intérieur.

A chaque instant, nous avons la possibilité - et surtout le pouvoir - de révolutionner notre état intérieur. Quand le monde semble nous épuiser par sa violence, sa vitesse ou son absurdité, il y a toujours en nous, à l'intérieur, l'espace libre et tranquille pour retrouver confiance et énergie.

On appelle cela la Conscience. C'est surpuissant, et nous y avons accès à chaque instant, si nous le voulons.

Dans la société d'aujourd'hui, nous pouvons tous parfois nous sentir obligés de reconnaissance sociale, obligés de performance dans la compétition professionnelle, la course contre le temps, ou bien se sentir inutile, inintéressant, etc.

Nous pouvons à tout instant nous délester de cette pression, de ces sentiments aliénants.


Pourquoi naissons-nous sur Terre ? Pour réussir une compétition ? Je ne le crois pas.

Je ne crois pas que la Vie attende de nous quelque performance. Je crois que l'essentiel est d'être bon, à soi et aux autres, souvent par des gestes très simples. Et cela ne demande ni diplôme, ni argent, ni gesticulation particulière. Tout se passe à l'intérieur de nous.

Le monde, de plus en plus agité et complexe, semble avoir besoin de notre tranquillité intérieure à tous, de notre Conscience individuelle, racine de l'arbre de la Conscience collective.

Il n'est pas nécessaire de soulever des montagnes pour rendre ce monde meilleur. En s'aimant soi-même et en étant bienveillant envers son entourage, nous faisons déjà de ce jour un jour qui vaut le coup d'être vécu. Et chaque jour que le soleil se lève, ce potentiel est là, à l'intérieur.


Bref, pour moi, changer le monde n'est plus synonyme d'agitation, mais de paix intérieure.

Et je crois que la Conscience que nous atteignons ainsi, nous conduit ensuite à l'action juste.


mercredi 31 décembre 2008

Pour quoi travaillons nous ?

Un ami me disait récemment : « Il n'y a aucune honte à être au chômage, parce qu'on est disponible pour enfin réaliser des projets importants. C'est grâce au chômage que nombre de mes amis ont pu faire les meilleures choses. Ils avaient du temps et l'esprit libre. »

Je suis au chômage actuellement.
Je suis loin d'être le seul de mon entourage à être ainsi sans emploi, et je constate effectivement la valeur de ce temps qui nous est donné et à quel point il peut nous être utile, à tous (à condition de bien s'en servir, bien sûr.)
Je ne suis pas en train de dire que tout le monde doit cesser de travailler ! Le travail est un des piliers de la société humaine. Et je ne compte pas rester longtemps sans emploi.

Mais regardons un peu la situation actuelle :
Le monde est secoué depuis des mois (et pour combien de temps encore...) par une énorme crise financière et économique. Le pouvoir de l'argent est en question, des banques et des entreprises s'effondrent, des dettes colossales se creusent, des emplois disparaissent en masse, et en même temps, des centaines de milliards sont sortis pour panser les hémorragies bancaires. Il n'y a pas un jour sans une nouvelle secousse du système économique.
C'est simple : le système doit être fondamentalement repensé, car il n'est plus viable.

Et alors que cette crise gonfle démesurément, combien d'entre nous sont encore la tête dans le guidon du travail ? Combien s'appliquent à concrétiser l'adage de notre président : « Travailler plus pour gagner plus » ?
L'augmentation du pouvoir d'achat ne peut pas être un projet de société. Et pourtant, c'est tout ce que la politique en place nous propose (à droite comme à gauche). L'obsession de la croissance, encore et encore. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On obéit ? On se résigne ?
Dans un monde en crise, continuer toutes les activités comme avant, comme si de rien n'était, c'est comme rester dans une maison en train de brûler.

Pour revenir sur le chômage, je veux simplement dire que le discours qui consiste à voir les sans-emploi comme des poids pour la société, est complètement « à côté de la plaque » des problèmes actuels.
Je pense que la société a profondément besoin de respirations et ne doit pas craindre que les citoyens puissent passer par des périodes apparemment « vides », mais en fait très saines, pour donner un minimum de recul vis-à-vis de la marche générale. Et je le répète, ces temps libres permettent souvent de faire ce que l'on a jamais eu le temps de faire. Et ça, c'est d'intérêt public.
Vouloir favoriser le travail le dimanche va dans le sens d'une omniprésence du travail, d'une perte de respiration sociale, et ça ne risque pas de faire retomber le stress ambiant, déjà augmenté par la crise.
Avoir du temps, c'est pouvoir se consacrer à des projets personnels, mais cela permet aussi à des associations ou des œuvres bénévoles d'exister. Et dans quel état serait la France sans ses associations et toutes ses actions à but non lucratif ? Est-ce qu'une augmentation du pouvoir d'achat peut remplacer tout cela ?

Alors, avec la crise économique qui vient de s'ajouter à la crise écologique, l'année 2009 ne peut pas commencer comme les autres.
Je crois que la crise est une invitation à réinventer le travail et notre rapport à l'argent. Que l'argent cesse d'avoir tant d'importance dans nos vies et que l'on travaille enfin en coopération pour les valeurs premières que sont le bien commun, la santé et l'environnement.

Je souhaite qu'en 2009 nous posions les premières pierres d'un vrai projet de société. Quelque chose comme :
Travailler mieux pour vivre plus.


Quelques liens utiles sur l'économie sociale et solidaire :
-les entreprises coopératives
-les Systèmes d'Echange Locaux (SEL)
-la monnaie SOL, système d'échanges complémentaires
-les logiciels libres
-les AMAP

lundi 22 septembre 2008

Vivons local















"Local" est le mot central dans ma vision de la construction de l'avenir.
La délocalisation fait des désastres (gaspillage d'énergie au transport, exploitation des pays du Sud pour produire nos biens, etc...) et le modèle structurel moderne n'a pas franchement tenu ses promesses de progrès quand on voit les inégalités, la santé des gens, la croissance de la famine, l'état des paysages et des ressources...
Bref, il y a beaucoup à faire.
Et finalement, nous les humains, nous sommes un corps et une personne, avec une certaine échelle de vie (habitat/village/ville/territoire), et c'est ça qui compte. Nous sommes ici et maintenant. Mais notre impact écologique frappe souvent bien plus loin que le cercle que nous habitons. Alors, il est temps de voir comment vivre suffisament localement pour ne pas abuser des territoires qui entourent le nôtre. Ce n'est pas du nationalisme, mais juste le souvenir des paroles de Gandhi : « Vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre ».
-L'organisation locale a l'avantage de nous responsabiliser. L'exemple des déchets : si les communes, départements ou pays ne refilaient pas leurs déchets au voisin et s'en chargeaient eux-mêmes, ils trieraient et recycleraient avec le plus grand soin ! Et l'on n'aurait pas des montagnes à gérer.
-Local n'empêche pas la connexion avec le lointain. Le train en est un superbe exemple, à la fois local et global. Internet aussi.
-Les énergies renouvelables sont particulièrement pertinentes à l'échelle locale.
-La gestion de l'eau localement est faisable et passionnante (valorisation de l'eau de pluie, recyclage local via phyto-épuration par exemple, économies de toutes sortes...).
-La croissance de la violence dans les quartiers difficiles ne peut être arrêtée que par l'entretien du lien social, à travers les MJC, les associations locales, la police de proximité, etc.
Seulement, si nous les citoyens, nous la société civile, ne réclamons pas un changement des choses, nous allons continuer avec la méthode lourde qui domine pour le moment. C'est à dire :
-Centralisation de l'énergie (nucléaire, pylônes électriques géants, infrastructures coûteuses...)
-Dépendance à des ressources venues de loin (pétrole en tête)
-Supermarchés et zones artisanales (zéro convivialité) en périphérie plutôt que commerces de proximité
-Eloignement des services (gares, hopitaux...) et des institutions (tribunaux...)
-Raids de CRS dans les banlieues en feu, au lieu d'un travail de fond et de long terme avec la jeunesse en difficulté...
Quand je vois des bistros ou des épiceries fermer en centre-ville et être remplacés par une banque ou une boutique de téléphonie mobile, je suis triste. De même, j'ai constaté à quel point une part trop importante du territoire a été consacrée à la voiture : exemple des zones artisanales où il n y a ni piste cyclable ni accroche-vélo. Le cycliste n'a pas sa place. C'est l'exclusion du choix, la fin de la liberté. C'est à gerber...
De même, en tant qu'architecte, je suis scandalisé quand je vois tous ces nouveaux quartiers de logements ou de bureaux qui n'ont aucun rez-de-chaussée : ni magasin, ni galerie. Juste des murs de 3m de haut, ou les grilles d'un parking à voiture remplissant la base du bâtiment. Ca tue la ville. Ca fait des quartiers dortoirs, des zones de passage, rien à faire dans la rue. La vie disparaît.
Certains jugent la proposition de « relocalisation » passéiste, mais je crois au contraire que la régression est dans les catastrophes environnementales et humaines que l'on voit sous nos yeux actuellement. C'est pourquoi il ne faut pas avoir peur d'une ré-organisation locale. Et de toute façon, nous la recherchons tous un peu, par manque de convivialité.
Voici quelques outils du monde local :
le bistro du coin, la terrasse du café, les restaurants, la halle de marché couvert, les lieux culturels, les vélos, les trams, les trains, les petits commerces, l'artisanat, les services publics à portée de quartier, les parcs, les fontaines à eau potable, les toilettes publiques, les canaux, le kiosque à musique, les squares avec des arbres, les mini-éoliennes, les cybers-café, les potagers urbains...
A chacun de participer.
La société civile va montrer l'exemple aux politiques.
Ludo

vendredi 28 mars 2008

VACCINS - INFORMEZ-VOUS !

Après avoir lancé un débat (qui s'est révélé parfois houleux) par e-mail, j'ai décidé de parler de ce très important sujet sur mon blog.
Les 10 plus gros mensonges sur les vaccins (Sylvie Simon, éd. Dangles, 2005), le livre qui m'a secoué et incité à en parler autour de moi, est rapide à lire car passionnant de bout en bout.
D'abord, il démonte le mythe de Pasteur, puis décrypte la désinformation orchestrée par les grands laboratoires pharmaceutiques produisant les vaccins. Ensuite, il montre par une foule d'exemples et de sources très sérieuses que les grandes épidémies ont été éradiquées avant tout par l'amélioration de l'hygiène et la nutrition, et enfin, combien les vaccins comportent de risques pour la santé et affectent durablement l'immunité naturelle. Cette dernière est absolument négligée par les méthodes de la médecine moderne.
Ceux qui ont vu le documentaire Le Monde selon Monsanto, ont pu avoir une idée de la puissance effrayante des laboratoires industriels. On y croit à peine ! Eh bien, il faut l'admettre, les fournisseurs de vaccins ont les mêmes pouvoirs, et malheureusement, ils ont les moyens de nous cacher des vérités très graves.
Je n'ai pas un seul vaccin. Et j'ai toujours été en très bonne santé. En France, malgré le tapage médiatique et les pressions du corps médical, nous sommes un certain nombre à refuser ainsi les vaccins, sans s'en porter plus mal...
Le refus des vaccins s'accompagne d'une confiance en sa propre immunité naturelle. Celle-ci s'entretient par une bonne hygiène de vie et une alimentation raisonnable. A partir de là, le corps a de quoi se défendre par lui-même contre une foule d'affections. Cette force de la Nature ne rapportant pas un centime aux laboratoires chargés de mission divine (voir illustration), il leur a fallut nous inventer des faiblesses, nous déclarer potentiellement malade. Ainsi, nous faire culpabiliser est très simple. On entend même : "A refuser d'être vacciné, vous menacez la santé publique !".
Voilà où l'on en est arrivé : naturellement, dès sa naissance, l'être humain est dangereux pour ses congénères. Il est un propagateur de maladies. Sans le traitement des labos, il est un danger permanent.
Le jour où sera officiellement reconnue la force de l'immunité naturelle et sa capacité à évoluer avec les virus, nous aurons fait un grand pas et nous regretterons d'avoir vacciné en masse pendant des générations, parce que la santé publique sera déjà bien malmenée. Je ne vais pas détailler ici les conséquences des vaccins, mais sachez au moins que l'autisme, les allergies, les tumeurs et la sclérose en plaque sont dans la liste. Génial non ?

Le sujet des vaccins est vaste et complexe. Je ne fais ici qu'une intro personnelle et entièrement assumée. J'aimerais que ces questions soient débattues et que chacun puisse avoir de quoi juger avec conscience.

Pour un résumé très clair du problème, lire l'article d'Ekopedia.
Un article plus long et détaillé.
Et l'association ALIS, pour vous répondre à vos questions sur les dangers des vaccins.


Illustration de René Bickel :

mardi 1 janvier 2008

N'attends pas que les autres fassent le monde








L'année 2007 est terminée. Elle aura été riche en événements : les élections présidentielles, la Sarkomania, les grèves en France, le rapport du GIEC sur le changement climatique, les catastrophes naturelles en augmentation, etc...

Mais au dernier moment, 2 jours après Noël, l'assassinat de Benazir Bhutto à Rawalpindi a définitivement assombri l'actualité mondiale. Cette femme politique, le plus fort rempart contre l'extrémisme au Pakistan, un symbole de résistance face au climat de peur des talibans, était l'espoir de ce pays d'avancer vers la paix.

A l'instar du meurtre du commandant Massoud en septembre 2001 par des terroristes, la disparition de Benazir Bhutto nous laisse, nous les « toujours vivants », comme affaiblis face à ceux qui violentent le monde et font reculer la liberté et la paix.

Si j'écris aujourd'hui, c'est parce qu'encore une fois, l'actualité rime avec fatalité, et que, commencer une nouvelle année avec des perspectives aussi sombres, c'est... décourageant.


Pourtant, quel que soit le tableau que l'on se représente du monde à travers les médias, l'opinion publique, etc, rien ne vaudra jamais L'ACTION. En même temps que des gens tuent et détruisent ce qu'il y'a autour d'eux, d'autres sont en train de guérir, aider, construire et réparer. Agir, c'est tout ce que nous avons à faire pour rendre ce monde meilleur et faire honneur à ceux qui, comme Massoud ou Bhutto, sont morts pour la paix.

Même si tout semble aller mal, chacun de nous garde la possibilité d'améliorer les choses, à chaque instant.

Alors, je souhaite que 2008 nous donne à tous l'inspiration et le courage pour donner vie aux valeurs humanistes, localement et mondialement, participer à l'effort de ceux qui montrent la voie.

J'invite chacun à s'informer, se renseigner sur les bonnes nouvelles du monde. Le journal l'Age de Faire, ou le livre 80 hommes pour changer le monde, sont des mines d'exemples encourageants :

-le microcrédit (aussi utile au Bangladesh qu'en France)

-l'agriculture écologique contre la désertification

-le lien social grâce aux associations et coopératives

-des entreprises pour réintégrer les plus démunis

etc.

Ce n'est pas parce que les grands médias n'en parlent pas que ça n'existe pas ! Non, le monde ne se résume pas aux extrémistes religieux, aux peoples stars de la TV et à la consommation par le "gagner plus". La vie humaine a mieux à nous offrir.


A nous de faire de 2008 une année où l'on mettra en avant le meilleur de l'être humain.


Ludo