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lundi 11 novembre 2013

Un revenu de base pour l'Europe



Tout citoyen européen est invité a signer et diffuser l'Initiative européenne pour le Revenu de Base Inconditionnel, en suivant le lien suivant : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

Cette allocation (ou revenu de base) universelle et inconditionnelle permettrait à toutes et à tous de subvenir aux besoins de base que nous avons universellement en commun : se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner. Que l'on travaille ou non, nous aurions tous droit à ce revenu de base, dont un des objectifs est de permettre à chaque individu de respirer financièrement pour pouvoir choisir par quel travail il souhaite contribuer au collectif. Actuellement, le système économico-social établi est loin de permettre cet état de justice, pourtant sensé être au cœur des mondialement célèbres principes de "Liberté, Égalité, Fraternité".

Je me permets de recopier ces quelques lignes du site Revenudebase.info sur le potentiel de changement qu'autorise le revenu de base inconditionnel :
"Mettre en place un revenu de base, c’est donner le choix à chaque individu de s’engager dans des activités auxquelles il donne du sens, et qui donc seront des activités productives de sens lorsqu’elles ne sont pas productives économiquement. C’est donc un puissant catalyseur, un formidable investissement dans de nouvelles activités, vectrices de richesse économique et sociale.
C’est aussi un moyen pour que chacun puisse aborder le travail de façon plus sereine, sans peur du chômage.
Il est prouvé en outre, qu’un individu agissant par peur (chômage, précarité, soumission à une autorité …) est amené à des comportements d’évitement (abuser du système, grappiller des avantages, alimenter la concurrence …) et à des somatisations (coût sanitaire du stress au travail), tandis que celui qui choisit, qui participe, est plus investi et donc plus efficace avec un minimum d’énergie et de tensions individuelles ou collectives. Un jeune grandira plus sereinement sans les angoisses de chômage, de régression sociale véhiculées par ses parents, les médias, l’Ecole…
Nous pouvons donc raisonnablement en attendre de larges économies dans le coût de la santé (déjà prouvé lors des expérimentations en Namibie, en Inde…), le coût social (accompagnement de la précarité, réparation et gestion de la délinquance…), le coût éducatif, etc."

Pour les plus sceptiques, voici une page du site consacrée aux objections que suscite le revenu de base.


L'idée d'un revenu de base est étudiée depuis plusieurs années en Europe et dans le reste du monde, par des économistes, des entrepreneurs, des philosophes, des sociologues... D'une idée, le revenu de base est devenu un projet concret porté de plus en plus puissamment par la société civile, notamment en Allemagne et en Suisse où il est de plus en plus proche d'une véritable mise en pratique.

Pour bien appréhender tout cela, rien de tel que cet excellent documentaire d'1h36 qui fait le tour de toutes les questions qu'on est en droit de se poser, notamment sur son financement et ses conséquences sociales et économiques:



Je termine en rappelant l'importance de SIGNER L'INTIATIVE EUROPÉENNE, (via laquelle la Commission européenne sera tenue d’étudier en profondeur cette initiative au sein du Parlement européen, en auditionnant le Comité de Citoyens Organisateurs).
Nous avons jusqu'au 14 janvier 2014 pour récolter près d'un million de signatures au niveau européen. Faire passer le mot est donc essentiel au succès de ce projet et à l'élévation du débat national et international sur l'avenir du travail et de l'économie.

Et je ne peux que trop recommander la visite détaillée du site http://revenudebase.info/ où tout est expliqué en long et en large, et où l'actualité du revenu de base en France et ailleurs est suivie de près.

Merci de faire passer l'info autour de vous !

vendredi 12 octobre 2012

Des documentaires pour savoir et comprendre - 08

L'article leitmotiv sur ce blog, c'est ma sélection de documentaires dénichés sur le web. Cette fois-ci, un peu d'environnemental (la forêts amazonienne, les montagnes de déchets, les grands barrages...), un peu de politique (Chine, Colombie et Chili), beaucoup de social (Sierra Leone, Inde, Canada, Mexique, Nicaragua...) et une recherche de sens dans le système économique (remise en question de la pensée "PIB" et réflexion concrète sur le concept de "revenu de base").
Ci-dessous, descriptifs et liens vers site officiels, bande-annonces voire même film complet dans certains cas.
Cliquez ici pour revoir toutes les sélections documentaires d'un coup.

-Facing Animals (2012) - Exploration de la relation parfois si étrange entre l'humain et l'animal, et de la question : pourquoi prenons-nous soin et humanisons certains animaux tandis que nous en ignorons tant d'autres dans les élevages destinés à la consommation ?
-Les Moissons du Futur (2012) - Après son célèbre "Le monde selon Monsanto", la journaliste Marie-Monique Robin revient sur le terrain de l'agriculture avec ce film sur la pertinence de l'agroécologie comme solution pour nourrir le monde.
-Bitter Seeds (2011) - La pression insupportable de l'industrie semencière et des OGM en Inde, où les paysans se suicident les uns après les autres.
-Apaporis (2010) - Film colombien sur les pas du botaniste Richard Evans Schultes au cœur de l'Amazonie, à la rencontre du peuple qui connaît la forêt.
-Land (2010) - Le néo-colonialisme au Nicaragua à travers l'exemple d'un complexe touristique nord-américain implanté au dépend des locaux.
-Patagonia Rising (2011) - Inquiétudes dans les vallées de Patagonie autour d'un vaste projet hydroélectrique : 5 grands barrages prévus sur les fleuves Baker et Pascua.
-Trashed (2012) - Documentaire sur les déchets de la civilisation, avec le cas démesuré des USA.
-L'or des autres (2011)
L'impact humain et environnemental de l'implantation de la plus grosse mine d'or à ciel ouvert au Canada dans le village de Malartic en Abitibi.
-Le revenu de base (2011) - Excellent film-essai (à voir ici) analysant en détail la pertinence du concept de "revenu de base", revenu dont chaque citoyen bénéficierait de façon inconditionnelle. Pour reprendre les termes de l'entrepreneur Götz Werner : "...se dire : j'ai un revenu pour pouvoir travailler, et non pas "je travaille pour avoir un revenu"."
-Indices (2010) - Ce documentaire français démontre les lacunes et les aberrations de la mesure de la richesse des nations par leur PIB.
-Abendland (2012) - L'Europe, la nuit. Un documentaire concept par le réalisateur de "Notre pain quotidien", filmant de nouveau un aspect notre réalité sans commenter et sans musique. Puissant.
-Ai Weiwei - Never Sorry (2012) - Portrait de l'artiste chinois engagé et insolent Ai Weiwei.
-Salvador Allende (2004) - L'histoire de Allende, président chilien déchu et tué lors du coup d'état de Pinochet en 1973 et devenu depuis une icône de l'espoir démocratique en Amérique du Sud.
-Impunity (2012) - À l'heure où la Colombie va vers l'apaisement, ce film est un cri d'appel à la justice pour les victimes de la violence entre guérilla, armée et paramilitaires, un manifeste pour dire non à l'impunité pour les responsables de tous ces crimes.
-En El Hoyo (2006) - Vies croisées d'ouvriers et de passants sur le chantier d'un pont du périphérique de Mexico. Un portrait du Mexique invisible.
-Fambul Tok (2012) - Le pouvoir du pardon en Sierra Leone, pour réconcilier agresseurs et victimes comme une seule et même famille.

mercredi 20 avril 2011

MEXIQUE - Appel à la paix et la justice, de Javier Sicilia

Pour la première fois sur ce blog, je retranscris un texte en entier. Parce qu'il me touche beaucoup et qu'il doit être élevé le plus haut possible, afin que les choses changent au Mexique.
Cet appel du poète et écrivain Javier Sicilia est paru début avril dans le journal mexicain Proceso.
(source intermédiaire : Courrier International)


Le brutal assassinat de mon fils Juan Francisco et ceux de Julio César Romero Jaime, de Luis Antonio Romero Jaime et de Gabriel Anejo Escalera [retrouvés morts, les mains attachés et avec des signes de torture le 28 mars] viennent s’ajouter à la longue liste de ces jeunes gens et jeunes filles sacrifiés aux quatre coins de notre pays. C'est non seulement la guerre déclenchée par le gouvernement Calderón [en décembre 2006] contre la criminalité organisée qui les a tués, mais aussi le cœur pourri d'une classe politique mal nommée et qui a perdu tout sens de l’honneur.

Nous en avons par-dessus la tête de vous, les politiques — et quand je dis politiques, je ne pense à aucun responsable en particulier, mais à une bonne partie d’entre vous, y compris ceux qui composent les partis. Car dans vos luttes pour le pouvoir, vous avez déchiré le tissu de la nation. Au milieu de cette guerre mal engagée, mal faite, mal dirigée, cette guerre qui a mis le pays en état d’urgence, vous avez été incapables de créer les consensus dont le pays a besoin pour atteindre à l’unité sans laquelle il n’y aura pas d’issue possible : vos mesquineries, vos bagarres et vos rivalités dérisoires sont passées avant tout. Nous en avons ras le bol parce que la corruption des institutions judiciaires donne lieu à des complicités avec les criminels et favorise l’impunité. Nous en avons plus qu’assez parce qu’avec cette corruption qui signe l’échec des autorités, chaque citoyen de notre pays est réduit à ce que le philosophe Giorgio Agamben appelle, utilisant un mot grec, zoe : la vie non protégée, la vie d’un animal, d’un être qu’on peut séquestrer, violenter, assassiner impunément.

Nous en avons jusque-là parce que, dans ce pays, il ne reste plus d’imagination que pour la violence, pour les armes, pour l’insulte, ce qui va de pair avec un profond mépris pour l’éducation, la culture, le travail honnête et ce qui fait les bonnes nations. Nous en avons jusque-là parce qu’à cause de cette absence d’imagination nos jeunes, nos enfants sont assassinés, puis faussement accusés d’être partie prenante de la criminalité. Nous en avons plus qu’assez parce qu’une autre frange de nos jeunes, faute d’une politique digne de ce nom, ne peut pas recevoir une véritable éducation, trouver un travail décent, et que, relégués vers la marge, ils deviennent des recrues de choix pour la criminalité organisée et la violence. Nous en avons jusque-là parce qu’à cause de tout cela les citoyens ont perdu confiance en ceux qui les gouvernent, en leur police et leur armée, parce qu’ils ont peur et qu’ils souffrent. Nous en avons jusque-là parce que tout ce qui importe à la classe politique, au-delà même d’un pouvoir impuissant, réduit à la gestion du malheur, c’est l’argent, aiguillon de leur concurrence, de leur putain de “compétitivité” et de la consommation à outrance, qui ne sont jamais que d’autres noms de la violence.

Nous en avons jusque là de vous, les criminels, de votre violence, de votre déshonneur, de votre cruauté, de votre déraison. Il fut un temps où vous aviez le sens de l’honneur. Vous n’étiez pas si cruels dans vos règlements de compte, vous ne vous en preniez ni aux citoyens ni à leurs familles. Mais, désormais, vous ne faites plus la différence entre les criminels et les citoyens. Votre violence ne peut plus être nommée, parce que même la douleur et la souffrance qu’elle entraîne n’ont plus de nom ni de sens. Vous avez perdu jusqu’à la dignité dans le meurtre. Vous êtes devenus des lâches, vous ne valez pas mieux que les Sonderkommandos nazis qui assassinaient en toute inhumanité des jeunes gens, des jeunes filles, des femmes, des hommes et des vieillards, c’est-à-dire des innocents. Nous en avons jusque-là parce que votre violence est devenue inhumaine, même pas animale — des animaux ne feraient jamais ce que vous faites —, mais imbécile, démoniaque. Nous en avons jusque-là parce que la soif de pouvoir et d’enrichissement vous amène à humilier nos enfants, à les broyer. Vous ne laissez dans votre sillage que la peur et l’épouvante.

Vous, “messieurs” les politiques, et vous, “messieurs” les criminels — j’emploie des guillemets parce que cette appellation ne s’applique qu’à des gens honorables —, avec vos omissions, vos querelles, vos actes, vous avilissez la nation. La mort de mon fils Juan Francisco a suscité un élan de solidarité et un cri d’indignation de la part des citoyens et des médias, ce dont ma famille et moi-même sommes profondément reconnaissants. Une telle indignation fait de nouveau retentir à nos oreilles cette formule si juste que Martí adressait aux gouvernants : “Si vous ne pouvez pas, démissionnez”. Après tous les milliers de cadavres, anonymes pour beaucoup d’entre eux, que nous laissons derrière nous, tant d’innocents assassinés et avilis, il faut maintenant de grandes mobilisations citoyennes qui obligent les politiques à travailler ensemble sur un ordre du jour qui rassemble la nation et crée un véritable état de gouvernabilité. Si vous, “messieurs” les politiques, ne gouvernez pas bien et ne comprenez pas que nous vivons dans un état d’urgence national qui vous oblige à l’unité, vous finirez par régner sur un tas d’ossements et une société d’êtres apeurés, détruits dans leur âme.

Il n’y a pas de vie sans persuasion et sans paix, écrivait Albert Camus, et le Mexique aujourd’hui ne connaît que l’intimidation, la souffrance, la méfiance, la peur qu’un jour un fils ou une fille d’une autre famille ne soit avili et assassiné. Nous ne pouvons plus accepter, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, que la mort ne soit qu’une affaire de statistiques à laquelle nous devrions tous nous habituer. Il est grand temps de rendre sa dignité à notre pays.

jeudi 12 novembre 2009

Colombie 5e semaine

Je suis en plein dans l'Eje Cafetero, et les paysages sont superbes, riches en variantes de verts avec partout du bambou Guadua, des palmes, des bananiers et des arbres parasols..., et les gens sont absolument chaleureux, tout comme le climat.
Manizales, où j'ai passé une semaine, est une ville fort agréable et architecturalement riche (ex en photo : la Fac d'archi de l'Université Nationale dans un vieux bâtiment en bois). Aux alentours de Manizales, j'ai rencontré Marcello Villegas, célèbre collègue charpentier de Simon Velez, dans son nouvel atelier, encore en chantier. Avec plus de 35 ans dans la Guadua, on peut dire qu'il est LE maître-artisan de ce matériau. Ceci dit, le bambou reste pour lui un matériau parmi d'autres, et ses projets actuels (de grandes tables luxueuses) sont surtout en bois.
Toujours près de Manizales, j'ai eu le plaisir de visiter la ferme écologique La Miñoca de la fondation ZERI, où a été construite une maison "modèle" en Guadua et torchis, incluant tous les systèmes écologiques possibles (notamment : au robinet coule l'eau de pluie filtrée). Excellent, élégant, et pionnier. C'est d'ailleurs la maison de vacances de Gunter Pauli, directeur de la fondation.
Aussi, sur le conseil d'un prof d'archi de Manizales spécialiste du torchis (technique traditionnelle en Colombie), j'ai visité la superbe ville coloniale de Salamina, perchée sur une crête, et connue pour l'authenticité de son architecture en torchis sur structure de Guadua. Les maisons du centre ont plus de 100 ans et tiennent bon ! Une belle leçon d'architecture... Le voyage jusqu'à Salamina m'a permis de voir la campagne, ses routes cabossées en plein travaux d'aménagement, et les bus scolaires improvisés avec des jeeps ! Jugez par la photo, on est loin de la sécurité en France !!
Enfin, dans la continuité de mes visites à Bogota, je suis allé voir à Manizales un autre centre d'accueil de la fondation Niños de Los Andes, s'occupant de plus de 200 enfants en situation très difficile. Encore une fois une visite très touchante, avec pleins de visages en mémoire...
Et me voilà maintenant à Pereira, où j'ai été accueilli bras ouverts par les profs et le directeur de la fac d'architecture de l'Université Catholique (malgré le nom, elle n'est pas plus "catho" que les autres), très intéressés pour lier contact avec des fac françaises. M'ont été présentées les recherches en cours sur le travail de la Guadua et des propositions d'habitats sociaux soutenables pour une région rurale. Passionnant.
Je suis vraiment enchanté par la générosité des gens que je rencontre. Ici, les problèmes si connus du pays ne sont quasiment pas abordés dans les discussions. Les gens positivent et préfèrent se concentrer sur leur travail et la vie quotidienne, essayant de participer ainsi à la construction d'un avenir meilleur pour tous. Et ils sont infiniments heureux de montrer la beauté de leur pays. Et je confirme, ce pays est BEAU !
Je pars vendredi pour Armenia, un peu plus au sud. A plus tard !

vendredi 23 octobre 2009

Colombie 2e semaine

Une nouvelle semaine passée à découvrir un peu plus la géante Bogota, ses rues vivantes, ses boutiques religieuses remplies de statues baroques, le quartier ancien de La Candelaria aux rues pentues et aux belles maisons espagnoles, et le panorama immanquable de Monserrat (l'équivalent de la Bastille à Grenoble, sauf que la ville est 100 fois plus vaste : 1776 km2 au lieu de 18 !)
En outre, lundi s'est tenue la première réunion des 9 architectes colombiens que j'ai mis en réseau depuis un mois, afin de discuter de la possible création d'une association Architectes Sans Frontières Colombie. C'est un premier contact, mais c'est prometteur, et ici la demande sociale est criante...
Et puis mardi, encore une fois, sur la place Bolivar, devant le siège du gouvernement, une manifestation. Cette fois-ci, c'était des milliers d'étudiants venus à pied de l'Université Nationale, pour protester contre la faiblesse du budget aloué aux universités publiques. En réponse, la nuit qui suivit, 160 mille millions de pesos furent débloqués. Mais pour beaucoup, c'est loin d'être satisfaisant, et il faut s'attendre à une poursuite de cet important mouvement étudiant. Vendredi dernier, le directeur de l'Université Nationale avait été bloqué pendant 4 heures dans sa voiture par des centaines d'étudiants à la sortie du campus, ce qui avait fait monter le débat d'un cran. Pas suffisant semble t-il...
Enfin, mercredi, avec deux amies, j'ai pu visiter 3 centres d'accueil de la fondation Niños de Los Andes, qui à l'instar de Voix Libres en Bolivie, réalise un formidable travail de soutien humain, sanitaire et pédagogique auprès de milliers d'enfants en situation très difficile (drogues, prostitution, vie dans les égouts de la ville, abandon familiale, violence urbaine...).
Je finis ce message avec le site web de cette fondation, fondée il y a 25 ans par Jaime Jaramillo, dit "Papajaime", un ingénieur des routes reconverti en sauveur d'enfants abandonnés. Une vie dédiée à améliorer la condition des autres...
Je n'ai pas de photo de cette journée, mais c'est sans aucun doute l'épisode le plus marquant de ce début de voyage...


dimanche 5 avril 2009

Expo ASF International à Grenoble

Dans le cadre de son assemblée générale, Architecture Sans Frontières International s'expose à la Maison de l'nternational de Grenoble du 23 au 30 avril, et je suis intensivement impliqué dans l'organisation.
Voici l'affiche de l'exposition (faite sur Inkscape, of course).
Il y aura des présentations de réalisations et projets d'ASF-Int, mais aussi une belle brochette de créations artistiques, dont... certains de mes photo-montages, en très grand format !
Entrée libre, donc n'hésitez pas !
Et sachez que le vernissage aura lieu le 24 avril à partir de 18h30, avec musique africaine et tout et tout...

Voix Libres, solidarité en Bolivie






J'ai découvert il y a deux ans l'impressionnant travail de Voix Libres, association internationale fondée par Marianne Sebastien en 1993. Voix Libres est consacrée à libérer les enfants boliviens de la situation infernale qu'ils vivent dans les mines, les tas d'ordures ou dans les bas-fonds de villes comme La Paz. Beaucoup d'enfants sont là-bas livrés à eux-mêmes et victimes d'exclusion, de violence, et vivent dans des conditions plus que misérables.
L'association aide les enfants (mais aussi les femmes et les hommes) à sortir du cercle vicieux et à réussir une résilience, jusqu'à devenir des "leaders" locaux, souvent déterminés à aider d'autres à s'en sortir à leur tour.
Les projets et actions en Bolivie sont choisis et dirigés par les boliviens eux-mêmes, évitant le système humanitaire, trop souvent déconnecté des premiers concernés. Des structures éducatives, agricoles et artisanales sont créées, et un commerce équitable est organisé, bénéficiant intégralement aux projets socio-éducatifs en Bolivie.
Enfin, Voix Libres (sous l'impulsion de Marianne Sébastien qui est cantatrice) utilise le chant en groupe comme libérateur de voix après des années de souffrance et de honte, sur des chansons inspirantes comme celles de l'argentine Mercedes Sosa.

Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le très coloré site de Voix Libres.
L'association est d'origine suisse, mais il y a une dynamique antenne française à Strasbourg. J'en profite pour saluer l'équipe !

vendredi 6 février 2009

dimanche 25 janvier 2009

Affiche pour Architectes Sans Frontières - version finale

La voici, la voilà, la version finale de l'affiche pour le bel événement que sera l'assemblée générale d'Architectes Sans Frontières International !
L'affiche a un peu évolué depuis la dernière fois : des titres plus discrets, la priorité à l'anglais, la planète légèrement rétrécie pour la placer plus encore dans l'espace, et un équateur moins rectiligne.

mardi 16 décembre 2008

Discours d'Evo Morales à l'ONU

Le 24 septembre 2007, le président bolivien Evo Morales a prononcé un discours exemplaire devant l'ONU (à lire ici en français), demandant en substance, la décroissance des pays riches, seul moyen d'éviter une catastrophe écologique globale.
Pour ceux qui n'ont pas encore entendu parler d'Evo Morales, sachez que c'est le premier président d'origine autochtone en Bolivie, et qu'il mène un impressionnant travail de fond pour en finir avec la domination du capitalisme sur le peuple bolivien. Il a notamment nationalisé les ressources naturelles, coupant l'herbe sous les pieds des multinationales minières, et affichant sa détermination d'homme libre. Et le combat actuel que mène son gouvernement est d'arriver à faire passer une nouvelle constitution, respectueuse des racines du pays, et forcément rejetée par la droite locale, héritière du colonialisme qui bloque le développement humain de la Bolivie depuis des siècles.
Souhaitons courage à Evo Morales et au peuple bolivien pour mener à bien cette brillante révolution démocratique.
Et comme il disent dans la Décroissance à propos de ce grand président :
"On en voudrait bien un comme ça."

samedi 29 novembre 2008

Affiche pour Architectes Sans Frontières

Dans un accident de vélo, je me suis fracturé le pouce droit, et suis ainsi privé de travail manuel. C'est pour ça que je ne parle plus de bambou depuis plus d'un mois ! Ca a coupé court à toute nouvelle production... pour encore quelques semaines.
Mais je ne perd pas mon temps. Je suis missionné par l'association Architectes Sans Frontières pour la communication graphique de l'assemblée générale de ASF International qui aura lieu à Grenoble en avril 2009. Voici en exclusivité pour vous, visiteurs de ce blog de légende, ma proposition d'affiche pour l'événement. Et bonne nouvelle, elle vient d'être approuvée !
Je vous laisse décrypter les messages de cette image. N'hésitez pas à vous lâcher dans les commentaires.
Sur le plan technique, cette affiche a été réalisée avec TheGimp et Inkscape. Eh oui, pour moi, Photoshop est désormais bien loin........

Je vous invite à découvrir le beau travail d'ASF sur leur site web. Un nouveau site, tout beau tout à jour sera bientôt en ligne. Je modifierai ce post à l'occasion.