samedi 13 février 2010

Anna Heringer, architecte low-tech

Cette semaine à l'Ecole d'archi de Grenoble a eu lieu une belle conférence d'Anna Heringer, jeune architecte allemande travaillant au Bangladesh auprès du peuple et de la terre. Habituée depuis plusieurs années -à travers une série de voyages- au contexte de ce pays et des problématiques en milieu rural (économie locale, environnement, habitat, éducation...), elle a dédié ces dernières années à aider le développement de la localité de Rudrapur.
Cela a commencé avec l'école METI, excellent projet honoré par le prix Aga Khan. L'école est de conception simple, dans la continuité directe de l'architecture traditionnelle locale. Les matériaux locaux eux aussi sont la terre, la paille et le bambou. Le chantier a été une œuvre participative impliquant toute la communauté locale et a même permis à certains de recevoir un certificat de constructeur maçon. L'idée était de créer une école qui donne envie aux enfants de venir apprendre, mais aussi de réaliser un ouvrage qui revalorise les matériaux naturels, de plus en plus délaissés dans le pays au profit des matériaux industriels.
Suite au projet de l'école, ce fut le programme HOMEmade : Anna Heringer et un groupe d'étudiants allemands et bangladais ont conçu un quartier de maisons, entièrement en matériaux naturels. Une architecture simple, qui ne devait pas créer de différence sociale avec les maisons déjà existantes. Les habitats sont à étage pour laisser place à des surfaces cultivables, et les techniques constructives sont toutes facilement reproductibles par la population.
Et un troisième projet a été réalisé : le centre de formation pour électriciens DESI, comprenant en un seul ensemble, des espaces d'habitat groupés autour d'une structure de travail. Le centre DESI suit la même démarche de chantier communautaire et formateur que les projets précédents, et utilise aussi les matériaux naturels locaux. Voici des photos de ces œuvres.
Simple, belle, modeste, naturelle, intelligente... j'appelle ça l'architecture du futur.
Voir le site web d'Anna Heringer.

dimanche 7 février 2010

Mandala 07

Pas de messages sur le blog ces temps-ci, car je suis un peu sur-occupé...
En attendant un prochain sujet à aborder sur cette page, voici un peu de chaleur, avec un mandala bien enflammé, que j'avais dessiné un jour en écoutant l'album Opéra Sauvage...
Vive le feu !!!



vendredi 4 décembre 2009

Colombie 8e semaine et fin

Et voilà, c'est fini...
Je suis rentré en France mercredi, avec un sacré contraste de climat. J'ai quitté le soleil et les couleurs vives de Bogota pour arriver dans une Europe grise et froide, mais heureusement bien familière.
Voici quelques dernières photos du congrès (les gens, l'artisanat en fibres naturelles...), de la route sauvage entre 2 chaînes andines, des vendeurs de foire à Usaken, fameux quartier de la capitale, et surtout, des lumières de Noël, très travaillées dans ce pays. Medellin, Cali, Bogota, et bien d'autres, s'ingénient à réaliser les plus belles parures lumineuses de "Navidad", événement de l'année très cher aux colombiens, préparé plus de 2 mois à l'avance.

Que dire pour finir, sinon que la Colombie est un pays magnifique, qui m'a beaucoup donné et m'a touché pour longtemps. C'est incroyable les richesses naturelles et humaines que possède ce pays, et impressionnant à quel point le regard médiatique européen les ignore complétement. J'ai passé 2 mois là-bas sans le moindre problème, et au contraire, j'ai sacrément envie d'y retourner ! Certes, tout n'est pas rose, et il y a encore beaucoup de chemin pour faire reculer la violence dans de nombreuses régions, mais chaque jour sur place se rencontrent des gens qui font avancer positivement le pays et donnent confiance en l'avenir.
Je terminerai avec la photo d'une famille qui vend d'impressionnants insectes et de sublimes papillons qu'ils élèvent dans un parc du Boyaca géré durablement, avec un travail de régénération de la forêt et en employant des personnes en réinsertion sociale. Le papillon est un symbole récurrent en Colombie. Je crois que c'est parce que ce pays ne demande qu'à s'envoler...

samedi 28 novembre 2009

Colombie 7e semaine

Voici quelques jours passés à Cali, et mon retour à Armenia.
Cali, comme sont nom l'indique, est très "caliente". Température supérieure à toutes les autres villes que j'ai visité, et les premiers moustiques de mon voyage... Ville réputée à la fois pour la salsa et la corruption ! Paradoxalement, l'argent sale de la mafia a servi à bon nombre de développements urbains modernes. Bonne surprise, j'ai découvert que c'est aussi une ville de grands et superbes arbres à canopée, partout dans les rues, et protégés activement par des mouvements étudiants lorsque des projets urbains menacent de les abattre.
Séjour caleño excellent chez des amis, qui m'ont également invités un week-end dans leur ferme, en pleine campagne "cafetera". Finca typique, avec des pentes très fortes où pousse facilement le café, le platano, et du bambou Guadua à volonté. La campagne colombienne est luxuriante, et très photogénique. Sur la route vers la finca, un beau péage en Guadua, par le jeune architecte bogotano Simon Hosie (dont je reparlerai prochainement).
Et enfin, me revoilà à Armenia, ville où j'ai désormais bon nombre de contacts, et ville super active concernant la Guadua, sa ressource locale chérie. De mardi a vendredi soir, c'était donc l'heure du Congrès International de la Guadua, autres bambous et fibres naturelles, Plus de 600 personnes sont venues assister à ce rassemblement et à son excellent programme de conférences (spécialistes venant de Colombie, d'Equateur, du Mexique, de Chine, d'Inde, des USA, d'Italie, d'Allemagne...). J'y ai pris contact avec un responsable indou de l'INBAR, réseau mondial du bambou, idéal pour développer le bambou dans de futurs projets d'Architectes Sans Frontières. J'ajoute en photo une vue de l'Université Gran Colombia d'Armenia, reconstruite en Guadua suite au séisme de 1999, qui a nettement démontré la supériorité antisimique du bambou sur la brique et le béton.
Aujourd'hui samedi, je quitte Armenia pour Bogota, et mardi, ce sera l'heure de rentrer...

jeudi 19 novembre 2009

Colombie - comida

Un petit post spécial sur la nourriture ! Je n'ai pas mitraillé en photo tout ce qui se présente à mes papilles (j'ai autre chose à faire...) mais je voulais au moins partager un minimum d'expérience culinaire. Le plat très chargé, c'est une "Bandeja Paisa", assiette super protéinée, typique de l'Eje Cafetero et de l'Antioquia (région de Medellin). Il paraît qu'à la base c'est un plat conçu pour les camionneurs ! C'est bien costaud à manger, mais vraiment très bon.
L'autre assiette, accompagnée de coupelles, c'est une "Trucha con Patacon", truite sur galette de platano, accompagnée de riz et d'une sauce tomate-oignon-poivron complétement fantastique. C'est ce que j'ai dégusté après la randonnée dans la vallée de Cocora. Plat typique du coin, truite locale, et restaurant accueillantissime. Sans doute le meilleur almuerzo de mon voyage.
Et pour finir, en photo, du jus de mandarine, de la ferme La Miñoca de ZERI. Qualité bio, ce qui est rare en Colombie. Je n'ai pas pu résister à présenter ce précieux breuvage devant le paysage qui lui a donné vie. La Colombie est le pays des fruits. Impressionnant tous ceux que j'ignorais... Et les colombiens boivent un ou 2 grands verres de jus de fruit à chaque repas. Encore plus que le café en fait.
Ah, et pour finir, notez la vaisselle noire. C'est de l'argile noircie via une technique traditionnelle de plus de 300 ans, du village de la Chamba, mais utilisée dans toute la Colombie.

Colombie - flora

La flore colombienne est d'une grande beauté, et je lui consacre un post. J'avoue par contre ne pas connaître les noms...
Je laisse les botanistes se faire plaisir ! Les photos sont prises autant en pleine nature que dans des parcs urbains.