jeudi 7 février 2008
mardi 1 janvier 2008
N'attends pas que les autres fassent le monde
L'année 2007 est terminée. Elle aura été riche en événements : les élections présidentielles, la Sarkomania, les grèves en France, le rapport du GIEC sur le changement climatique, les catastrophes naturelles en augmentation, etc...
Mais au dernier moment, 2 jours après Noël, l'assassinat de Benazir Bhutto à Rawalpindi a définitivement assombri l'actualité mondiale. Cette femme politique, le plus fort rempart contre l'extrémisme au Pakistan, un symbole de résistance face au climat de peur des talibans, était l'espoir de ce pays d'avancer vers la paix.
A l'instar du meurtre du commandant Massoud en septembre 2001 par des terroristes, la disparition de Benazir Bhutto nous laisse, nous les « toujours vivants », comme affaiblis face à ceux qui violentent le monde et font reculer la liberté et la paix.
Si j'écris aujourd'hui, c'est parce qu'encore une fois, l'actualité rime avec fatalité, et que, commencer une nouvelle année avec des perspectives aussi sombres, c'est... décourageant.
Pourtant, quel que soit le tableau que l'on se représente du monde à travers les médias, l'opinion publique, etc, rien ne vaudra jamais L'ACTION. En même temps que des gens tuent et détruisent ce qu'il y'a autour d'eux, d'autres sont en train de guérir, aider, construire et réparer. Agir, c'est tout ce que nous avons à faire pour rendre ce monde meilleur et faire honneur à ceux qui, comme Massoud ou Bhutto, sont morts pour la paix.
Même si tout semble aller mal, chacun de nous garde la possibilité d'améliorer les choses, à chaque instant.
Alors, je souhaite que 2008 nous donne à tous l'inspiration et le courage pour donner vie aux valeurs humanistes, localement et mondialement, participer à l'effort de ceux qui montrent la voie.
J'invite chacun à s'informer, se renseigner sur les bonnes nouvelles du monde. Le journal l'Age de Faire, ou le livre 80 hommes pour changer le monde, sont des mines d'exemples encourageants :
-le microcrédit (aussi utile au Bangladesh qu'en France)
-l'agriculture écologique contre la désertification
-le lien social grâce aux associations et coopératives
-des entreprises pour réintégrer les plus démunis
etc.
Ce n'est pas parce que les grands médias n'en parlent pas que ça n'existe pas ! Non, le monde ne se résume pas aux extrémistes religieux, aux peoples stars de la TV et à la consommation par le "gagner plus". La vie humaine a mieux à nous offrir.
A nous de faire de 2008 une année où l'on mettra en avant le meilleur de l'être humain.
Ludo
samedi 15 décembre 2007
La Terre industrialisée
Ce mois-ci est sorti très discrètement un film documentaire canadien qui mériterait l'attention de tous les consommateurs que nous sommes. Paysages Manufacturés suit Edward Burtynsky, photographe spécialisé dans les sites industriels et les paysages bouleversés par la croissance de la civilisation. Le film insiste notamment sur les titanesques chantiers de la Chine (barrages, mégalopoles, chantiers navals, usines géantes...) dans sa croissance effrenée.Burtynsky insiste aussi sur l'omniprésence du pétrole dans le système actuel. Le paysage de l'affiche est littéralement couvert de pétrole : volants, pneus, sièges et carrosseries des voitures... carburant dans chaque véhicule, goudron...).
Le travail de ce photographe, très bien développé par le film, rappelle à quel point la croissance industrielle d'un pays sous-entend exploitation des ressources d'un autre pays, ressources humaines y compris.
Donc, allons-y molo !
Bref, c'est un film à voir. Repérez-le dans un cinéma vers chez vous, ça vaut franchement le coup.
Un potager flottant à Manhattan
Un jeune ingénieur, grâce à l'héritage de sa grand-mère, a reconverti une barge d'une centaine de mètres en lieu de production agricole et démonstration d'énergies renouvelables. C'est donc un manifeste flottant sur l'Hudson River que les new yorkais peuvent visiter depuis quelques temps. La production des 2 serres de la barge peut nourrir 60 personnes pendant un an.
Personnellement, je n'aurais pas tout mis sous serre, mais bon... Peut-être que la pollution urbaine est trop élevée pour se permettre de cultiver à l'air libre.
Donc, moins les voitures circuleront dans les villes, plus les jardins productifs pourront se multiplier, absorbant par la même occasion le CO2 restant.
Le site de l'association et sa barge.